Affaire de coup d’Etat au Togo: le Cdt Amah dément les accusations de Kaboua contre Mgr Kpodzro

Mgr Philippe Fanoko Kpodzro a-t-il orchestré avec d’autres personnes un coût d’Etat contre le pouvoir de Faure Gnassingbé ? C’est en tout cas ce qu’a laissé croire Abass Kaboua, le président du Mouvement des Républicains centristes (MRC) début mars dans une émission sur une radio privée de la capitale togolaise.

L’homme politique a reproché au prélat d’avoir reçu du financement de l’Organisation de la charité pour un développement intégral (OCDI) pour renverser Faure Gnassingbé après son arrivée au pouvoir en 2005.

« Kpodzro a sollicité les fonds de l’OCDI pour  pouvoir acheter des vivres  en vue de s’occuper des Togolais  réfugiés qui se trouvaient à Sadjimadja. Et c’est avec cet argent qu’ils ont acheté des armes. Les gens sont encore en prison  dans ce dossier », a déclaré Abass Kaboua.  Avant d’ajouter : « c’est le commandant Olivier Amah en sa qualité de chef de SRI qui avait mené les enquêtes à l’époque avec son équipe. Lui-même a failli en faire les frais. Car, il est sorti  pour parler plutôt de l’armée. Et ça lui a coûté l’exil »

Des propos graves

Exilé depuis plusieurs années, l’ancien directeur du Service des Recherches et d’Investigation (SRI) Olivier Amah Poko a également réagi dans un message intitulé « Vérité et devoir ».

L’ancien responsable du SRI juge les propos de Abass Kaboua « gravissime ». « Je tiens à servir ma part de vérité sur cette supposée affaire de coup d’état de 2006 de Mr Kaboua qui impliquerait Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro et dont l’investigation aurait été conduite par le service que je dirigeais », indique le commandant.

« Je décline qu’au cours de ma fonction au SRI, aucune enquête de coup d’Etat impliquant le ‘‘nom’’ Philippe Fanoko Kpodzro n’a été conduite par ce service et aussi en ma qualité de directeur des services de recherches et d’investigations et ayant une compétence nationale, j’atteste que je n’ai jamais eu échos de cette affaire », a affirmé Olivier Amah qui s’inscrit totalement en faux contre les « allégations » de Abass Kaboua.

Par ailleurs, il suppose que ces propos engageraient entièrement la responsabilité du président du MRC.

 

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