CPI: deux africaines parmi les six nouveaux juges

Le 9 mars prochain, six nouveaux juges de la Cour pénale internationale (CPI), prêteront serment au cours d’une cérémonie qui se tiendra au siège de la Cour à La Haye (Pays-Bas). Parmi ces juges, figurent deux africaines. La Béninoise Reine Alapini-Gansou et l’Ougandaise Solomy Balungi Bossa. Ces deux juristes sont des visages connus des droits de l’Homme et de la justice internationale.

Zoom sur ces deux femmes de loi

Première béninoise juge à la CPI, Reine Alapini Gansou était auparavant membre de la commission d’enquête de l’ONU sur le Burundi en 2017.Le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU l’avait mandaté en novembre 2016, aux cotées de deux autres experts, pour diriger les investigations sur la question des droits de l’Homme au pays de Pierre Nkurunziza. Avocate au Barreau du Bénin depuis 1986 et Enseignante de droit à l’Université d’Abomey-Calavi (Bénin) depuis l’an 2000, Mme Gansou va siéger comme juge à la CPI pour un mandat de 9 ans.Membre de la Cour permanente d’arbitrage des Nations-Unies depuis le 19 Juillet 2011, elle est lauréate du prix des droits de l’Homme du cinquantenaire des indépendances africaines en 2010. Bien avant le Burundi, elle a aussi été membre de la Commission internationale d’enquête des Nations-Unies sur les violences post-électorales en Côte d’Ivoire.

Tout comme sa collègue béninoise, Solomy Balungi Bossa possède un impressionnant curriculum vitae. Juriste de formation également, elle est actuellement juge à la Cour d’appel de l’Ouganda, à la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples et au Mécanisme pour les Tribunaux pénaux internationaux. Le long de ses 18 ans de carrière judiciaire, elle a promu les droits et le statut des femmes, les droits des victimes de crimes ordinaires et de crimes internationaux graves, ainsi que les droits de l’homme.Elle a siégé en qualité de juge à la Haute Cour de l’Ouganda, à la Cour de justice de l’Afrique de l’Est et au Tribunal pénal international pour le Rwanda. Le juge Bossa a reçu plusieurs prix nationaux, régionaux et internationaux pour ses services éminents en tant que bâtonnier, juge et militante des droits de l’homme.

Pour rappel, la Cour pénale internationale compte dix-huit juges qui sont des nationaux des États parties au Statut de Rome. Ils sont choisis parmi des personnes jouissant d’une haute considération morale, connues pour leur impartialité et leur intégrité et réunissant les conditions requises dans leurs États respectifs pour l’exercice des plus hautes fonctions judiciaires. L’élection des juges tient compte de la nécessité d’assurer la représentation des principaux systèmes juridiques du monde, une représentation équitable des hommes et des femmes et une répartition géographique équitable.

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