Togo: Lomé, un hub du commerce intra-Cedeao

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Quatre capitales des pays de l’Union économique et monétaire Ouest-africain (UEMOA) sont des carrefours commerciaux stratégiques pour le marché de l’Afrique de l’Ouest. C’est ce qui ressort d’une analyse réalisée par une équipe de recherche d’Ecobank Transnational Incorporated (ETI). Il s’agit d’Abidjan, Cotonou, Dakar et Lomé.

ETI ira plus loin en soutenant que l’Afrique de l’ouest francophone, un ensemble de 9 pays, est le moteur du commerce intra-régional avec comme hub les capitales précitées. Elle souligne que Lomé, la capitale du Togo, en plus de sa position de hub, est aussi un centre financier.

« Abidjan, Dakar, Cotonou et Lomé sont des carrefours commerciaux clés, servant de canaux pour les importations et les exportations de biens et de services, tant vers le marché international que vers les marchés sous-régionaux », peut-on lire dans un communiqué de l’entreprise bancaire.

Le guide d’analyse que fournit Ecobank, présente le Togo comme un important couloir commercial pour la région ouest-africaine, grâce surtout à la réexportation des biens d’équipement et de consommation et des produits alimentaires, vers les pays sans littoral comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger.

Le document informe également que de grands volumes informels qui ne sont pas pris en compte dans les données officielles, transitent par le Togo à destination, non seulement des pays de l’Hinterland, mais également des pays voisins comme le Bénin et le Ghana.

Le pays réexportait en 2016, selon les chiffres avancés, plusieurs catégories de biens importés, notamment les plastiques (pour 95 millions de dollars US), les véhicules et les machines (76 millions de dollars US), les produits cosmétiques (49 millions de dollars US), la majorité allant au Ghana et au Nigeria.

D’après les estimations d’Ecobank, les exportations togolaises devraient atteindre 1,8 milliard dollars US cette année contre une estimation de 1,6 milliard en 2017.

En 2016, elles étaient également de 1,6 milliard dollars US. Quant aux importations, elles sont attendues à 2,7 milliards contre 2,5 milliards en 2017 et 2,4 milliards en 2016.

En lien avec d’autres composants de la balance des paiements qui sont promis à une amélioration, la banque panafricaine table sur une réduction du déficit courant de 1%, à 7,8% du PIB. En 2016, ce gap tutoyait les 10%.

Grâce aux différentes réformes initiées, Lomé est en passe de se donner les moyens de son ambition : celui de se transformer en hub économique de premier plan, et s’imposer comme une destination de choix pour les grands groupes internationaux et sous-régionaux.

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