Togo: un incubateur d’énergies renouvelables séduit de jeunes entrepreneurs africains

Le centre d’incubation Energy Generation Academy, fondée par Astria Fataki (photo), se rêve en technopole des jeunes entrepreneurs africains favorables aux énergies renouvelables. Située dans le quartier de Kégué (banlieue nord-ouest de Lomé), la plateforme accueille déjà cinq projets dans le domaine énergétique.

Astria Fataki, 27 ans, est une franco-congolaise. Elle a été formée en France où elle a obtenu un diplôme en Management Public International. Elle qui était encore Directrice de projets d’investissements chez Sunnvest, aurait pu chercher à rouler sa bosse pour l’entreprise française. Mais elle a choisi de rentrer en Afrique et de s’attaquer à une problématique : l’appropriation de la technologie en matière d’électrification rurale.

Et il y a fort à faire. L’électrification rurale n’est pas une mince affaire au Togo où elle s’est installée. C’est que, quelques années auparavant, Fataki avait créé une association qui avait pour objectif de participer à l’électrification rurale à travers l’installation de petits kiosques solaires.

« En réalisant cette activité, on a été confronté à un certain nombre d’obstacles », raconte-t-elle à un média. « Le problème principal est que le matériel était importé et cela a posé des problèmes, surtout en terme d’appropriation de la technologie par les bénéficiaires. L’idée à un moment, ça a été de se dire comment est-ce qu’on peut participer à l’électrification du continent tout en utilisant des ressources locales », confie-t-elle.

Cet incubateur est réservé aux jeunes Africains porteurs de projets sur des modèles basé sur l’innovation technologique « made in Africa ». L’initiative vise à « encourager l’émergence de projets entrepreneuriaux innovants » au sein de la jeunesse africaine afin de « trouver des solutions d’accès à l’électricité abordables ».

Les pensionnaires de la plateforme sont des étudiants issus de différents pays d’Afrique, lauréats du « Africa Energy Generation Price ». Parmi eux, la Béninoise Gislaine Adanménu et son projet de valorisation de déchets organiques.

« Je travaille sur la production et la valorisation du biogaz : cela consiste à méthaniser ces déchets, produits dans les ménages, dans les fermes, dans les abattoirs ou encore dans les prisons, pour pouvoir avoir de l’énergie thermique pour la cuisson et de l’électricité », confie-t-elle.

Le Nigérian , lui aussi pensionnaire, développe quant à lui, une solution énergétique à même de contribuer à la lutte contre le paludisme. « Nous développons une solution qui pourra apporter de l’énergie propre mais aussi éradiquer cette épidémie », avance-t-il.

Guillaume Quelin, l’un des formateurs à Energy Generation Academy, indique apporter aux porteurs de projets « un cadre qui leur permettre de développer leurs idées ».

A la fin du cursus, chaque pensionnaire est soumis à un test et les trois meilleurs projets sont primés selon leur pertinence et leur portée sociale.

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