Assurances: 2000 milliards de F CFA de placements réalisés par les assureurs en 2016

L’annonce donne du boom au cœur. Les responsables de la Conférence inter-africaine des marchés d’assurances (Cima) en premier. En 2016, les placements réalisés par les assureurs dans les économies africaines se chiffrent à près de 2000 milliards de FCFA.

La nouvelle a été apportée mercredi 7 mars dernier, par son Secrétaire général Issofa N’charé. C’était à Abidjan, à l’ouverture des travaux des états généraux de l’assurance.

Dans son allocution, rapportée parla presse ivoirienne, M. N’charé a indiqué que l’activité du secteur de l’assurance a connu au cours des dix dernières années, une croissance annuelle moyenne de 9% avec un chiffre d’affaires culminant à plus de 1100 milliards de F CFA en 2016.

Selon le SG, l’investissement dans le secteur des assurances s’est traduit par une hausse substantielle du nombre d’entreprises d’assurances passé de 143 en 2007 à 187 en 2017. « Les placements réalisés par les assureurs dans les économies de la zone se chiffrent à près de 2000 milliards de F CFA en 2016 », a-t-il ajouté. Que du chemin parcouru !

Enclin à une satisfaction qu’il juge « légitime »,Issofa N’charé, s’est empressé de rappeler les nombreux défis qu’il convient de relever selon lui, pour améliorer la perception de l’assurance et permettre aux assureurs d’exploiter tout le potentiel de croissance du secteur.

De ces défis, on note le taux de pénétration de l’assurance qui stagne à 1% contre 3% à l’échelle du continent ainsi qu’une proportion importante des populations africaines encore sans couverture d’assurances, l’inclusion assurantielle restant très faible.

Aussi, le traitement et le respect des engagements pris envers les assurés demeurent encore une préoccupation, de même que la confiance du public à l’égard du secteur des assurances doit être renforcée.

Par ailleurs, les obstacles au processus de prise en charge et d’indemnisation des assurés victimes, notamment dans la branche automobile (prépondérant en zone Cima) sont encore légions.

« L’état général actuel du système d’informations des sociétés d’assurances ne permet pas de garantir la résilience du secteur face aux mutations numérique et technologique en cours », a expliqué le Secrétaire général de la Cima, qui ajoute que « la profondeur des marchés financiers demeure insuffisante ».

Ces assises à Abidjan, à en croire les spécialistes du milieu, devront permettre aux participants de revisiter les problématiques du secteur. Durant trois jours, assureurs, réassureurs, intermédiaires, experts, etc. ont pris part à la conférence.

 

 

 

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