Internet et multimédia: les tendances 2018 en Afrique francophone dévoilées !

Le cabinet d’audit et de conseil, Deloitte, a révélé les principales tendances 2018 de sa grande étude internationale dans le secteur des Technologies, Médias et Télécommunications (Tmt).

A l’occasion d’une conférence qui s’est tenue à Abidjan, en Côte d’Ivoire, la filiale ivoirienne du groupe a présenté, mardi 6 mars dernier,les résultats de son enquête sur les usages numériques en Afrique francophone et en Côte d’Ivoire. Il ressort que, pour cette année, « 8 tendances majoritaires » marqueront les usages digitaux en Afrique mais aussi dans le monde.

Dans son intervention, le directeur de Deloitte Côte d’Ivoire, Marc Wabi,a rappelé l’importance d’une telle enquête, rapporte un journal local. Pour M. Wabi, il s’agit d’une étude mondiale, africaine et ivoirienne portant sur « les évolutions des usages des consommations et marchés dans le secteur des Tmt ».

Et pour cette étude, déclare-t-il, plus de « 15 000 personnes » (experts et spécialistes du secteur) ont été auditionnées. Le directeur prendra le soin de spécifier que le taux de réalisation des prédictions est passé de 60% en 2008 à 90% en 2017. « La fiabilité de nos tendances traduit la pertinence et l’efficacité de notre démarche méthodologique », a-t-il affirmé.

Egalement présent lors de la conférence, Habib Bamba, directeur Conseil du Cabinet, a pour sa part annoncé 300 millions de créateurs de réalités augmentées (communication instantanée via des images, de vidéo, de photos, etc) sur l’année et qui aura leur revenu multiplié par 10 entre 2018 et 2020. M. Bamba note également que 60% d’Ivoiriens, en majorité des jeunes, en seront des utilisateurs. 2/3 de ceux-ci auront un âge compris entre 25 et 34 ans, précise M. Habib.

En termes d’usages de smartphones, le directeur Conseil prédit qu’il n’y aura pas de changement en ce qui concerne la taille. Mais plutôt un changement au niveau de la puissance surtout la capacité de mémoire. Et en Côte d’Ivoire cela va amener une augmentation des usages. Pour Habib Bamba, l’on s’attend donc à une « distribution de 2 milliards d’unités ».

En ce qui concerne la pénétration de smartphones en Afrique, l’on passera à un taux de 54% d’ici 2020. Quant à l’accès à internet via le smartphone, il passera de 340 millions à un demi-milliard de personnes en 2018. Non sans conséquences. Avec l’augmentation d’usage, il se pose une utilisation excessive de ces appareils.

Sur la base de ces prédictions, 45% de personnes se disent préoccupées parce qu’ayant l’impression de trop souvent utiliser leur téléphone. Ces personnes affirment avoir l’intention de réduire l’utilisation de leur appareil. Parce que la majorité estime qu’elle passe plus d’une heure par jour sur leur smartphone.

« Mais c’est seulement moins de 3% d’usagers qui sont véritablement dépendants », souligne M. Habib. En Côte d’Ivoire, certains usagers essaient de contrôler leur usage dont 60% en désactivant par exemple l’internet, ajoute-t-il.

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