Transport maritime: Lomé s’apprête à lancer le transporteur Sealink

A la sortie d’une audience avec le président de l’Assemblée nationale le 1er août 2016 à Lomé, Germain Mèba, le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Togo (CCIT), fait une annonce à la presse gouvernementale : le Togo a été choisie pour abriter le siège d’une nouvelle compagnie de transport maritime. Entouré de plusieurs hommes d’affaires, la nouvelle venait d’être portée aux plus hautes autorités togolaises pour approbation.

Plus d’un an après, le projet refait parler de lui. Baptisé « Sealink », l’esquisse devrait prendre forme dans les prochains mois, d’après le président de la CCIT. L’information a été donnée à la suite d’une réunion tenue au siège du ministère des Transports à Lomé, en milieu de semaine. Ninsao Gnofam, ministre togolais des infrastructures et des Transports, y était.

Initié par la Fédération des Chambres de commerce et d’industrie de l’Afrique de l’Ouest (FCCAO), le projet de création de la compagnie maritime Sealink vise à terme, la facilitation des échanges maritimes entre l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Ladite compagnie devra permettre aux opérateurs économiques de « pouvoir exporter moins cher leurs produits ».

Mais pour rendre opérationnel Sealink, il faut un budget d’au moins 60 millions de dollars US. Somme que la banque d’investissement de la Cedeao, la BIDC, s’engage à fournir en partie. D’autres institutions financières ont promis lui emboîter le pas, a-t-on appris. L’Etat togolais est également mis à contribution. 500 000 dollars US. C’est le montant que devra investir le gouvernement.

Les analystes financiers tablent sur une augmentation du commerce régional de l’ordre de 10 à 25%, avec la mise sur pied de cette compagnie de transport maritime.

Des phases pilotes ont été lancées sur les axes Lagos-Douala et Dakar-Praia, renseigne-t-on. Germain Mèba estime que la concrétisation de ce projet permettra de migrer progressivement vers la création d’un marché commun au sein de la Cedeao.

Porté uniquement par des investisseurs privés, le projet sera géré par le secteur privé avec des bénéfices pour garantir sa durabilité.
La création du transporteur maritime permettra aux business angels africains de disposer d’une société, qui n’appartient qu’à eux. Ils pourront, ainsi, participer au développement de leur pays respectif à travers cette initiative.

L’établissement de Sealink au Togo s’inscrit dans la politique de partenariat public privé de transport maritime prônée par les premiers responsables des pays de l’Afrique de l’Ouest.

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