Crise à l’Université de Lomé : les étudiants de la FSS interpellent le Prof KOKOROKO

L’Université de Lomé, notamment la Faculté des Sciences de la Santé, est secouée depuis quelques jours par une scabreuse affaire qui a conduit à l’arrestation du Vice –doyen de cette faculté le Professeur Majesté IHOU WATEBA et de deux étudiants, actuellement gardé au SRI. Si les vraies raisons de cette affaire ne sont pas officiellement connues, il n’en demeure pas moins que les premières victimes de cette affaire restent les étudiants. Ces derniers, viennent d’interpeller le président de l’Université de Lomé à travers une lettre ouverte.

D’ entrée, les étudiants en médecine et en pharmacie de l’Université de Lomé, n’ont pas manqué de relever le sentiment d’espoir qui les animait à la nomination du Prof KOKOROKO à la tête du temple du savoir de Lomé. « Votre nomination à la tête de l’université en Mai 2016, a suscité beaucoup d’espoirs aussi bien parmi les étudiants que dans le corps enseignant. Connaissant votre parcours, la renommée dont vous jouissez dans le monde universitaire, et aussi votre rêve de mettre l’université au niveau des standards internationaux, plusieurs ont misé sur le fait que des transformations positives seraient observés, entre autres, dans la qualité de l’enseignement, les conditions d’étude des étudiants, la situation des enseignants et du personnel administratif, la qualité des infrastructures pour ne citer que ces aspects. Dès les premiers mois, certaines des actions ont commencé par porter leurs fruits à la grande satisfaction des acteurs du monde universitaire », ont-ils rappelé dans la lettre.

Mais très vite, ils ont rappelé la mauvaise gestion de cette affaire qui secoue leur Faculté depuis un moment par le président de l’Université de Lomé, qui selon eux, devrait prioriser un règlement académique de cette affaire. Il l’appelle donc à user de toutes ses prérogatives pour faire libérer le professeur Majesté IHOU WATEBA, Vice-doyen de la FSS mais aussi les deux étudiants gardés au SRI dans cette sordide affaire.

« Nous vous en conjurons, revenez à de meilleurs sentiments, revenez sur la voie du légal et du raisonnable. Laissez les juridismes livresques à vos collègues de Lomé ou de Poitiers qui vous écoutent encore car nous n’y comprenons rien. Monsieur le président de l’université de Lomé, faites libérez nos collègues ! Monsieur le président de l’université de Lomé, faites libérez nos maitres ! Que par la suite les procédures académiques soient enclenchées pour dire ce qui est. Monsieur le président de l’université de Lomé, si quelques choses vous empêchent de faire ce qui doit être fait, la démission est une sortie honorable, sinon d’ici peu, et nous ne le souhaitons pas non plus, vous risquez de n’être plus que le président des arbres, des bâtiments nouvellement peints, du Wi-Fi campus et des nouvelles routes de l’université de Lomé », ont-ils conclu

Les conséquences de cette affaire sont très dramatiques pour les étudiants et ils l’ont naturellement relevé dans la lettre. « Nos examens ont été suspendus. Nos cours ont été suspendus. Nos stages ont eux aussi été suspendus. La régularité et la qualité des soins accordés à nos compatriotes dans les différents centres de santé sont très affectées par cette situation ».

 

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