Togo: fermeture des hôpitaux dès mardi

En solidarité au prof Majesté Ihou Wateba, Vice-doyen de la Faculté des sciences de santé de l’Université de Lomé, arrêté dans une affaire dite de manipulation de notes de deux étudiants de ladite faculté, eux aussi gardé à vue au SRI, le SYNPHOT a animé une grande Assemblée générale ce lundi 12 mars à Lomé. A l’issue de cette rencontre, les praticiens hospitaliers ont pris des décisions drastiques pour faire plier les autorités togolaises.

L’une des décisions importantes demeure la fermeture des centres de santé publics dès ce 13 mars 2018. Par conséquent, dès demain, les patients moins graves seront priés de rentrer chez eux. Au-delà de cela, il n’y aura plus d’admission dans aucun service, ni les urgences. Il n’y aura pas également d’internes, ni d’infirmiers de garde. Bref, tous les centres ne fonctionneront pas, sauf quelques services stratégiques.

« Les centres de santé ne fonctionneront pas de Lomé à Cinkassé. Cependant, la réanimation et les services d’hémodialyse peuvent fonctionner à minima. Nous laissons la charge aux responsables desdits services d’organiser ce service minimum à leur niveau. Les morgues seront refermées. Pas d’entrée, ni de sortie. Les urgences seront fermées. Pas d’entrée. […]. Si les urgences arrivent, ils peuvent arriver au Ministère, s’ils veulent », a déclaré Prof Gilbert Tsolenyanu, le numéro 2 du SYNPHOT.

Tout porte à croire que le mouvement ne pas seulement toucher les centres de santé public. A en croire les premiers responsables du Syndicat, ils auraient également bénéficié du soutien de leurs collègues des centres de santé privés.

Notons que l’un des deux étudiants gardés au SRI, se trouve être le fils du Prof Dosseh David, lui-même ancien président du SYNPHOT et coordonnateur du Front-citoyen Togo-Debout.

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