Togo: la STT exige la libération des enseignants arrêtés à Kara et appelle à une AG jeudi

La sempiternelle crise qui secoue le secteur de l’éducation au Togo, continue de connaître de nouveaux rebondissements. Lundi dernier à Kara (nord-Togo), la convocation d’un enseignant par la gendarmerie a provoqué le mécontentement du corps enseignant qui a pris d’assaut les locaux de la brigade antigang de Kara ou leur camarade était retenue.

Les forces de l’ordre n’ont pas hésité à faire usage de la force pour les disperser. Dans la débandade, plusieurs personnes ont été blessé dont une femme. La Synergie des Travailleurs du Togo (STT), lors d’une conférence de presse animée ce mercredi 14 mars 2018 à Lomé, a dénoncé cette situation et exige la libération des uns et des autres.

« Dans l’après-midi du 12 mars 2018, le Camarade Claude PELELEM, point focal très actif de la Synergie des Travailleurs du Togo (Sn), professeur d’Allemand au lycée de Lama Kpeda, s’était librement rendu à la Brigade Antigang de Kara pour répondre à une convocation aux motifs que nous ignorons. Des camarades se sont spontanément mobilisés pour lui apporter leur soutien au nom de la solidarité syndicale. Ce rassemblement a été dispersé avec une violence inouïe laissant sur place des blessés graves dont une enseignante, Mme SIMDJOLO particulièrement atteinte et admise-à l’hôpital », rappelle la STT.

Pour LAWSON-OLOUKOUNLE Nadou, coordinatrice générale de la STT, l’enseignant PELELEM était malade et sous traitement avant son arrestation.  Elle souligne que leur camarade est porté « disparu depuis le 12 mars au soir et détenu au secret au mépris du respect des procédures ; cela s’apparente à un enlèvement. Dans la foulée, trois de nos camarades qui manifestaient ont été arrêtés et déférés à la prison civile de Kara. Il s’agit des camarades ASSOUKOULIM, HEMOU, Mme SIMDJOLO ».

Au regard de ces constats, la Synergie des Travailleurs « s’indigne contre cette énième violation des libertés syndicales et cette propension des autorités à vouloir museler à tout prix le front syndical par la persécution de ses principaux responsables en lieu et place des solutions adéquates aux revendications sociales ». Elle exige ainsi, la libération immédiate et sans condition des camarades PELELEM, ASSOUKOUlIM, HEMOU, Mme SIMDJOLO arbitrairement embastillés, l’arrêt des méthodes d’intimidation et de harcèlement des dirigeants syndicaux ».

Par ailleurs, La STT demande à ses membres de rester mobilisés jusqu’à satisfaction complète de nos revendications et les invite à une Assemblée Générale extraordinaire ce jeudi 15 mars 2018 à 15h pour la suite à donner au mouvement.

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