Togo: la STT projette une manifestation de rue pour faire aboutir ses revendications

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Le front social est en ébullition au Togo depuis plusieurs semaines avec des grèves tous azimuts. La Synergie des travailleurs du Togo (STT) boucle ce vendredi 16 mars 2018 une grève de 4 jours, qui a sans doute paralysé aussi bien l’administration générale que les secteurs de l’éducation et de la santé.

Mais, compte tenu des derniers rebondissements avec l’arrestation puis l’emprisonnement de certains enseignants à Kara (Nord-Togo), la STT a tenu une Assemblée générale extraordinaire jeudi 15 mars à Lomé pour faire bilan de la grève de cette semaine et décider de la conduite à tenir pour la suite de ses revendications.

A l’issue de cette rencontre, les travailleurs ont pris des décisions très importantes qui, si elles sont mises à exécution, risquent de rendre un peu plus compliquée la situation.

La STT et la FESEN (Syndicats des enseignants) ont pris la décision de se présenter au groupe de travail qui se déroule entre le gouvernement et les syndicats sur l’éducation, ce vendredi 16 mars 2018, mais n’assisteront aux travaux qu’à une seule condition : la libération des enseignants emprisonnés à Kara. « On va se rendre au groupe de travail mais la première question qu’on posera ; c’est est-ce que nos camarades de Kara sont libérés ? Si la réponse est non, on les remercie tranquillement et on sort de la salle », a indiqué Mme Nadou Lawson, Coordinatrice générale de la STT. Les syndicalistes vont ainsi se retirer de ce groupe de travail « jusqu’à nouvel ordre ».

« Malgré que notre camarade Pelelem soit libéré, il y a quatre (4) autres camarades en plus d’un passant arrêtés qui sont toujours en détention à Kara. Au-delà de ceux-là, nous avons appris aujourd’hui que des élèves qui manifestaient hier pour réclamer leur libération ont été aussi appréhendés. Pour faire pression sur le gouvernement à libérer les camarades, l’Assemblée générale a décidé que la STT et la FESEN aillent demain au groupe de travail et s’il n’y a toujours de nouvelles concernant leur libération ils vont se retirer en entendant leur libération. Jusqu’à lundi s’ils ne sont toujours pas libérés, alors personne ne travaille à partir de ce lundi jusqu’à vendredi. Si de lundi jusqu’à vendredi, ils ne sont toujours pas libérés, la semaine suivante nous marchons pour réclamer leur libération », a –t-elle précisé

 

 

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