Bénin : l’Etat annonce une réforme de l’Ordre des pharmaciens

Réuni en conseil des ministres sous la présidence de Patrice Talon, le gouvernement a suspendu l’ordre des pharmaciens pour une durée de six mois. « L’Ordre n’a pas pu assurer ses missions et l’Etat a décidé de prendre ses responsabilités. Des éléments probants établissent une complaisance. Il ne s’agit pas d’une dissolution mais d’une suspension », a précisé Joseph Djogbenou, ministre de la Justice.

En attendant, les autorités béninoises comptent réformer le secteur. Entre autres, la révision du statut de l’Ordre des Pharmaciens et l’amélioration des règlements de l’organisation.Des réformes qui seront opérées par le ministère de la santé en collaboration avec celui de la justice.

Cette décision intervient à la suite d’une affaire de trafic de faux médicaments par des structures d’approvisionnement. Les responsables de ces structures ont été jugés coupables par la justice.Plusieurs personnes accusées ont été condamnées à des peines allant de six à dix mois ferme pour « trafic et vente illicite de de médicaments ». D’autres prévenus ont également eu une peine de quatre ans de prison. Il leur est reproché des « vente de médicaments falsifiés, l’exposition, la détention en vue de vente, et la mise en vente ou la vente de substances médicamenteuses falsifiées ». Ces sanctions s’inscrivent dans la décision de chef de l’Etat Patrice Talon et son gouvernement de lutter contre les faux médicaments.

Dissuasion

Le député de l’opposition AtaoHinnouho, recherché dans le cadre de cette affaire, est quant à lui introuvable.L’Etat béninois a également pris la décision de retirer l’autorisation du laboratoire New Cesamex, l’un des principaux importateurs de médicaments dans le pays. Conséquence, les produits dudit laboratoires sont retirés des officines du pays.Plusieurs observateurs ont affirmé que ces condamnations vont servir d’exemple.

D’autres spécialistes du secteur de la santé ont estimé de leur côté qu’il était important que l’Etat prenne des mesures de dissuasion à l’endroit des personnes mal intentionnées. « Nous ne pouvons plus nous permettre de faire prospérer les réseaux de trafic de faux médicaments », confie un responsable du ministère de la santé.

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