Zimbabwe: Mnangagwa et Mugabe prêts à se rencontrer

L’actuel chef d’Etat zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa a déclaré qu’il est prêt à rencontrer son prédécesseur, Robert Mugabe, qui a demandé une entrevue avec lui. Les deux ne se sont officiellement pas rencontrés depuis novembre de l’année dernière, et n’ont communiqué que par téléphone.

En fin de cette semaine, l’ancien président Robert Mugabé a déclaré aux journalistes lors de son premier point de presse depuis qu’il a été évincé du pouvoir en novembre dernier à la suite d’un coup d’Etat militaire, qu’il veut « aider » Mnangagwa à « revenir à la légitimité ». Mugabe, dont la démission forcée a mis fin à un règne de 37 ans, a déclaré qu’autant il voudrait travailler avec le président, le titulaire doit être légal dans son poste.

Cependant, alors que Mugabe prenait son relais, le président Mnangagwa informait aussi par hasard les journalistes et parlait aussi de son désir de rencontrer son ancien patron.

« Nous avons discuté avec l’ancien président et nous avions convenu que nous nous rencontrerions chez lui où je devais rendre visite à l’administration actuelle pour son anniversaire, mais ce jour-là j’étais à Bulawayo (deuxième ville du pays) et je ne pouvais pas », a déclaré Mnangagwa.

Selon ce dernier, ils auraient pu se rencontrer le mois dernier mais il est allé en visite d’Etat en RDC alors que Mugabe est parti aussi pour l’Afrique du Sud. « Nous avons dit que lorsque nous serions de retour, nous nous arrangerions et si nous nous étions rencontrés, il serait facile pour vous de le savoir car ce ne sera pas un secret », a déclaré l’actuel chef d’Etat aux médias.

Mugabe a affirmé qu’il était prêt à aider le président Mnangagwa s’il était « bien invité », ajoutant qu’il se sentait « isolé » actuellement.

Cependant, le mois dernier, l’ancien dirigeant du Zanu PF a confié au président de la commission de l’Union Africaine, Moussa Faki Mahamat, qu’il était mécontent de la façon dont il avait été poussé hors du pouvoir, exigeant que l’institution continentale aide le Zimbabwe à « restaurer le constitutionnalisme ».

Mugabe a depuis offert son soutien à un nouveau groupe politique connu sous le nom de New Patriotic Front, comprenant principalement des personnalités de la faction Zanu PF connue sous le nom de G40 pour laquelle l’ancien président était considéré comme le « parrain » de la lutte interne avant le coup d’État.

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