Gogoligo : « dans la vie, il faut tomber et se relever »

Gogoligo remonte sur scène. Depuis son spectacle boycotté par le public Togolais le samedi 25 novembre 2017, l’humoriste ne s’est plus vraiment affiché. Une descente aux enfers ? Pas vraiment puisque le Togolais a participé à l’édition 2018 du Marché des Arts et du Spectacles d’Abidjan (Masa).

L’ancien membre du groupe Gbadagog a fait trois scènes à Abidjan dont une au palais de la culture avec son spectacle intitulé ‘la mosquée de Sainte Rita de Padoue’ et une autre au cours de la grande nuit de la comédie africaine avec d’autres humoristes venus de plusieurs pays. De retour d’Abidjan, il confie avoir vraiment appris.

« Il y a eu des découvertes, des partages. On a eu à se faire vendre parce qu’il y avait des producteurs, des directeurs de festivals. C’est une ouverture d’esprit. On se rend compte qu’on doit beaucoup travailler. On n’aime pas écrire nos histoires. On compte sur nos vieilles blagues. On n’écrit pas. Alors qu’au Masa on a eu à faire des répétitions, même sur les scènes qu’on connait et qu’on maitrise déjà. Ce qui nous lance un nouveau défi. »

Retour sur le concert boycotté

S’il reste admiratif de ce qui se fait en Côte d’Ivoire, l’homme se souvient de la réalité de chez lui. Au pays, N’tsuley Komi Mawuliplimi Emmanuel alias Gogoligo a tenté de réunir les humoristes autour du Festival International de la Thérapie du rire. Une initiative qui a bien débuté jusqu’à la récente édition qui a été un fiasco général. Dans un climat marqué par une crise sociopolitique, le public togolais a tout simplement boycotté l’événement. Beaucoup reprochent à l’humoriste de ne pas être du coté du peuple, surtout qu’il n’hésite pas à s’afficher en faveur du parti au pouvoir.  Même s’il reconnait ne pas faire l’unanimité mais assume.

«  Nous nommes dans la démocratie, tout le monde est libre de choisir ce qu’il veut choisir. Nous ne sommes pas obligés de regarder dans la même direction. Moi je suis pour le peuple mais ça ne me prive pas de manifester mon appartenance » nous a confié l’humoriste.

Quelques mois après ce cuisant échec, l’humoriste semble avoir appris la leçon. Désormais il voudrait passer à autre chose, remonter la pente. « Vu la tension dans le pays, le VIP avait marché mais le spectacle que j’avait voulu essayer au stade n’a pas marché.  Dans la vie, il faut tomber et se relever. Si tu ne tombes pas c’est que tu n’as pas de visions. Il faut parfois subir l’échec pour savoir ce que s’est. Nous savions très bien que ce n’était pas le bon moment mais j’ai voulu essayer. Magic Système était passé ici, je ne suis pas au niveau de Magic système, Arafat aussi a fait des concerts à paris, on a vu des choses. Je ne suis pas le premier, je ne serai pas le dernier à ‘taper poteau’. L’essentiel c’est de vite se relever et Dieu faisant bien les choses, c’est promettant »

Après le MASA, le comédien togolais est également annoncé en Côte d’ivoire le 14 avril aux cotés de son ami Agalawal. Mais avant cela, il ira à Cotonou au Bénin le 7 avril prochain. « La confiance est en train d’arriver, nous sommes sur la bonne voie » confie t-il.

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