Crise du lait en Algérie: une situation qui perdure !

La distribution du lait en sachet constitue une problématique où des chaînes interminables sont signalées devant les commerces de produits laitiers et deviennent fréquente. La pénurie touche pratiquement toutes les communes des wilayas du pays y compris celles qui ont des usines de conditionnement de lait en sachet. Une situation qui pénalise les petites bourses, qui se voient dans l’obligation de se rabattre sur le lait conditionné dans les boîtes en carton.

 

« Le lait en boîte coûte 100 DA le litre, alors que celui conditionné dans les sachets coûte 25 DA. On ne peut pas me permettre chaque jour d’acheter pour 200 DA de lait.», confie des citoyens des quatre coins de l’Algérie. On avance que la raison est toute simple, c’est que la poudre de lait, qui est un produit subventionné par l’état, ne va pas dans sa globalité à la production du lait en sachet, d’où une grande quantité  qui est utilisée comme matière première dans les usines de transformation de produits qui ne sont pas subventionnés, tels que les yaourts et les fromages, etc.

Selon des commerçants, l’approvisionnement en sachets de lait a considérablement diminué. Ils déclarent que cette situation pose non seulement des problèmes avec la clientèle, mais également au niveau du manque à gagner que cela engendre, avec une marge bénéficiaire qui est réduite.

A chaque fois qu’il y a pénurie de lait, la demande sur le lait conditionné dans les boîtes en carton s’accroît fortement. Bref, et quelles que soient les causes de cette pénurie, ce sont les petites bourses qui en subissent les conséquences. Même si le lait en sachet est de moindre qualité par rapport au lait conditionné dans des boîtes en carton, il n’en demeure pas moins qu’il reste l’aliment de base de la plupart des familles aux revenus modestes.

Cependant, cette crise de lait n’est pas faite pour arranger les affaires des citoyens, surtout pour les travailleurs, dans la mesure où ils ne peuvent pas faire des chaines pour s’approvisionner par cet élément vital de la vie humaine. D’autres sont obligés de suivre des chaines interminables deux à trois fois par semaine.

Dans certaines régions, les citoyens ne trouvent que deux sachets par jour, d’où l’obligation de revenir le lendemain, alors que dans d’autres régions, ils prennent quatre sachets et des fois obligés de prendre le sachet de lait de vache qui coûte entre 50 et 60 dinars, soit l’équivalent de deux sachets à 25 dinars l’unité.

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