Showbiz : Tam Hakim Toutou livre sa recette pour que les artistes togolais puissent vivre de leur métier

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Le milieu de la musique est un domaine complexe qui demande un travail de titan. Au Togo, seuls quelques artistes peuvent se targuer de pouvoir pleinement vivre de leur art. La musique togolaise est encore balbutiante et le musicien se nourrit difficilement de son métier. Comme si ce n’était pas suffisant, le public local est plus friand de musique étrangère.

A la question de savoir le pourquoi la musique togolaise a du plomb dans l’aile, Tamandja Hakim Toutou, communément appelé Tam Hakim Toutou, a sa petite idée. Interrogée par un média en ligne, le patron du label Fanga Music relève des manquements professionnels. Selon lui, une stratégie et une bonne organisation doivent être de mise pour réussir le pari de la professionnalisation du secteur.

« La musique togolaise a du plomb dans l’aile pas parce qu’elle manque de talent ou de base. Nous avons de très bonnes bases. Mais quand vous avez des ailes, il faut pouvoir voler avec. Nous n’arrivons pas à voler avec malheureusement », introduit-il. Pour l’ancien directeur de la radio Zéphyr, il y a une compréhension de la chose que n’ont pas bon nombre d’acteurs du domaine. « Au Togo comme en Afrique en générale, la culture est encore considérée comme de l’amusement. De l’amusement pour le public je suis d’accord. Mais de l’amusement pour les acteurs, non ! Il faut considérer la chose comme un travail. A partir du moment où nous aurons cette vision d’une activité génératrice de revenus, ça doit nourrir son homme comme le mécanicien se prend au sérieux, comme l’avocat se prend au sérieux, comme l’architecte se prend au sérieux », éclaire le producteur.

Passé le constat général, au célèbre Manager d’apporter des approches de solutions afin de faire bouger les lignes. L’homme qui est réputé méticuleux avec son label, n’a jamais caché son envie de participer au rayonnement de la musique togolaise. Pour ce faire, il livre volontiers, sa recette pour une meilleure rentabilité des professions de la musique.

« J’ai toujours dit que la musique est le métier le plus difficile parce que vous n’avez pas à venir exposer des articles comme un commerçant mais vous créez. Et créer, c’est difficile. Nous avons des créateurs. Encore faut-il créer pour s’adapter au marché. Créer pour le marché pour lequel nous sommes là », instruit l’ancienne vedette de la radio.

« Un togolais doit savoir que sa musique passera d’abord par l’Afrique francophone. Quand vous êtes un rappeur et que vous rappez en anglais américain pour un marché africain francophone, là déjà, il y’a un petit problème. Ce sont ces genres de petits détails détails qui font que nous n’avançons pas », fait-il remarquer avant d’appeler à revoir les mentalités. Pour Toutou, il faudra aussi ne pas perdre des yeux la formation de toute la chaîne des métiers intervenant dans l’industrie musicale locale.

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