Omar Fetmouche: « le théâtre est plus beau en plein air »

Le dramaturge et ex-directeur du théâtre régional de Bejaia (TRB), aujourd’hui à la retraite a de tout temps de sa carrière donné le meilleur de lui-même sur scène où là ou il passait, laissait des traces, mais surtout des marques de sympathie. Bien que le concerné faisait du théâtre de salle, il n’en demeure pas moins qu’il souhaite voir le 4è art sortir en Algérie dans la rue. Dans l’une des conférences tenues il y’a de cela quelques semaines, il revenu sur un thème important dans l’art de la dramaturgie.

Il avait traité le sujet lié au théâtre et les arts vivants, ou il avait déclaré déjà : « Pourquoi j’ai choisi le thème en question, cela même si le théâtre est aussi un art, mais il est un peu différents des autres arts existants. Certains festivals sont devenus grands, de par ce qu’ils donnent au large public comme pièces théâtrales, mais aussi comme sujets courants de la vie quotidienne. Des sujets traités avec un certain professionnalisme. ».

« Certains festivals de théâtre sont devenus grands, et ce de par le nombre de wilayas qu’ils drainent. Des festivals ont tenu longtemps et on doit faire le décompte sur le nombre d’éditions pour s’en rendre compte que certains festivals notamment amateurs ont réussi à drainer de grandes foules, adeptes et amoureuses du 4è art. ».

Il dira en outre : « On a vu des troupes qui venaient des wilayas du Sud, du Centre, de l’Ouest et de l’Est du pays. Un festival d’une commune de Bejaia est devenu grand et il est presque le même que celui de Mostaganem, même mieux, dirais-je. J’ai côtoyé celui de Mostaganem en trente fois sur les quarante-cinq éditions passées. Si je suis toujours là, c’est pour apporter ma modeste contribution et je suis très fier d’être parmi les hommes du théâtre et ceux qui font de cet art une carrière. ».

Pour lui, le théâtre ne devrait pas être enfermé dans des salles ou des boites noires, comme il aime à les appeler. « Le théâtre devrait être amené dans la rue. Ne pas se contenter de la salle. J’ai 43 ans d’expérience dans 33 dans le théâtre amateur. Donc, je sais ce que c’est le bout de ce dernier (Le théâtre amateur). J’insiste pour dire que le théâtre serait mieux dans les rues, les espaces publiques. Il y’en a même des pièces inopinées, non préparées à l’avance, mais dés qu’elles débutent avec les scènes, ça devenait magique. », dira-t-il.

L’ex-commissaire du festival international de Bejaia conclut qu’ :« Il est temps de dire que pour un festival, surtout international, on n’est pas obligé de prendre des gens dans des hôtels de luxe. Si vous partez à Avignon en France, les gens ne vous prendraient pas en charge, vous partez juste avec votre sac de couchage, et dormirez dans les rues et partir. Il n’y a aucune prise en charge à Avignon, ni transport, ni nourriture, ni rien du tout, encore plus, vous devez louer un espace de représentation. Si je parle d’Avignon, c’est parce que cette ville est un espace du festival le plus grand du monde. ».

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