Crimes rituels: traqués au Bénin, les « gay-mans »créent la psychose au Togo

L’affaire du petit Bouba est encore présente dans les esprits. Ce jeune Ivoirien froidement assassiné par un bijoutier, sur le point d’être sacrifié sur l’autel de la « puissance et de la richesse », avant que l’auteur de ce crime crapuleux ne soit mis aux arrêtés puis jeté en prison.

Quelques jours après l’indignation collective face à cette barbarie qui a suscité à la fois émoi et colère au plus haut sommet des Etats africains, le phénomène des « gay-mans » défraie la chronique au Bénin. Un gang qui sème tristesse et désolation, essentiellement composé des ex-cybercriminels qui assassinent à sang froid des individus dont le sang serait revendu à des sorciers. Résultat attendu: prospérer à tous égards.

A en croire les autorités béninoises, la cible principale des « gay-mas » demeure des jeunes filles en quête d’aventure et de sensations fortes mais aussi des enfants. Ainsi, depuis quelques jours, des images des enfants massacrés, des filles mutilées inondent les réseaux sociaux. Des photos avec un degré d’atrocité qui frise le cannibalisme que des âmes sensibles devraient s’abstenir de regarder.

Mais ces derniers jours, la police béninoise livre une guerre sans merci à ces individus peu scrupuleux, qui sont traqués jour et nuit jusqu’à leur dernier retranchement. Même si une bonne partie de ces « tueurs en série » a été appréhendée à Cotonou et dans d’autres villes du Bénin,  d’autres en revanche sont en cavale.

De sources non officielles, des informations persistantes font état de ce qu’ils auraient pris la direction du Togo voisin. Sur les réseaux sociaux, il susurre qu’ils se seraient réfugies dans des hôtels notamment à Baguida, près de Lomé, dans l’unique but de poursuivre leur sale besogne en toute sérénité: trouver de nouvelles victimes pour des cérémonies macabres ou encore trafiquer des organes humains.

« La cybercriminalité a pris un coup. Les gay-mans sont de plus en plus inscrits au régime chômage. Plus de liquidité pour séduire les femmes et les détourner de leurs foyers conjugaux. D’où la trouvaille d’égorger des êtres humains pour obtenir de l’argent directement des esprits malins », a confié un policier béninois, cité par nos confrères de Togobreakingnews.

Certes, ces crimes rituels perpétrés par ce gang et parfois alimentés par la drogue et les croyances en la magie noire, ne sont pas un phénomène nouveau au Togo. Cependant, devant l’ampleur et la stupeur, les Togolais sont en alerte maximale. Les messages d’avertissement, de sensibilisation, ponctués d’images  et de récits poignants, se multiplient via internet et réseaux sociaux. Quant à la situation sociopolitique « délétère » du pays, eh bien, elle semble faire place à une vigilance accrue de la part de la population.

 

 

 

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