Crise de la fédération ivoirienne de football : à Zurich, la FIFA échoue à concilier les protagonistes

Préoccupée par l’ambiance délétère qui règne au sein de la Fédération Ivoirienne de Football (FIFI) depuis près d’un an, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a décidé de voler au secours du football ivoirien. Pompier de service, l’instance mondiale du football tente d’éteindre le feu. Non sans peine.

Après avoir dépêché à Abidjan un de ses émissaires dans un premier temps, en janvier, la FIFA a pris le soin d’inviter par la suite les antagonistes à son siège de Zurich pour un dialogue. Ainsi, le mardi 20 mars dernier,les principaux acteurs du football ivoirien se sont retrouvés au siège de la FIFA, en Suisse, pour une approche de solution.

On apprend de la FIFA, qu’à Zurich, la réunion a accouchée d’une souris. Au grand désarroi de la faîtière du football mondial. Dans un courrier adressé aux deux camps qui s’opposent, en date du mardi 27 mars, l’Organisation a fait part de son « regret » de constater qu’aucun camp n’ait voulu mettre de l’eau dans son vin. La rencontre de Zurich a été infructueuse. « La FIFA regrette que la famille du football ivoirien ressorte de cette rencontre aussi divisée qu’elle y était entrée (…) », peut-on lire dans la note.

Si Zurich s’est empressée d’indiquer qu’elle n’a pour l’heure prise aucune décision à la situation qui prévaut à Abidjan, elle souligne dans la foulée qu’elle va « continuer de suivre de très près la situation en Côte d’Ivoire et s’assurer que le football ivoirien ne soit pas pris en otage ».« En dépit du peu de progrès enregistré dans le règlement du conflit, nous tenons tout de même à vous remercier d’avoir répondu positivement à l’invitation de la FIFA et demandons à chacun des protagonistes de mettre en avant l’intérêt du football ivoirien pour permettre un retour à la sérénité́ », plaide l’union des nations du foot.

Renseignant sur les modalités de la réunion, Zurich a dénotéque le concile s’est fait isolement. C’est-à-dire que les représentants de chaque groupe se sont réunis séparément avec les représentants de la FIFA. Ces réunions ont durée six heures d’horloge. Elles auront permis aux représentants de l’instance d’enregistrer les points de vue des parties prenantes, avise-t-elle.

Quant à la polémique liée à la présence de Jacques Anouma contestée par le camp de Sidy Diallo, président de la FIF, la faîtière précise qu’il a été́ convié à cette réunion non pas en tant que médiateur mais en tant que « soutien à la FIFA », pour pouvoir la renseigner sur l’évolution de la situation après le départ d’Abidjan de son envoyé.

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