Togo: Akuffo-Addo peut-il convaincre encore l’opposition à surseoir à ses manifestations ?

Les 11, 12 et 14 avril prochains : ce sont les nouvelles dates que l’opposition togolaise a choisies pour manifester dans les rues du pays. C’est ce qu’on déduit, d’un nouveau courrier que la Coalition des 14 partis politiques de l’opposition a adressé au ministre de l’Administration territoriale et des collectivités locales.

L’opposition prévoit manifester aussi bien à Lomé qu’en régions. Seulement, on se demande légitimement si cette fois-ci sera la bonne. Les précédentes tentatives de retour dans la rue de l’opposition ont buté sur un « non » catégorique de la part du gouvernement qui brandit l’accord signé entre les acteurs politiques à l’entame du dialogue qui stipule la suspension des manifestations de rue pendant la période du dialogue.

Mais, si l’opposition brandit une fois de plus cette menace, c’est manifestement à cause de l’attitude du gouvernement, qui ne compte pas arrêter l’organisation unilatérale des élections comme l’exige en contrepartie l’opposition. Le moins que l’on puisse dire est que l’opposition est en colère. Les derniers développements notamment  la note de service adressée aux préfets pour la mise en place des comités listes et cartes en vue du démarrage de la révision des listes électorales, a du mal à passer.

En réponse, la Coalition n’a pas hésité à envoyer une lettre au ministère de l’Administration territoriale l’informant d’une possible manifestation de trois jours la semaine prochaine.

Mais, la tenue effective de cette manifestation reste à confirmer, puisque à part cette lettre qui a fuité, il n’y a pas encore eu de déclaration officielle émanant de la Coalition, appelant les militants à répondre à un appel à manifester.

On se rappelle que la dernière fois, il y a eu un quiproquo autour de cette même affaire, lorsque les leaders du PNP, ont pris l’initiative d’appeler les populations, au nom de la Coalition, à descendre dans les rues, se basant sur la note d’information adressée au gouvernement.

Quid alors du facilitateur Nana Akufo Addo ? Pourra-t-il réussir une fois de plus, à convaincre l’opposition de surseoir à cette manifestation ? Par deux fois déjà, il est parvenu à persuader l’opposition de lui accorder un moratoire afin de prendre contact avec le pouvoir en place et essayer d’obtenir ce que l’opposition exigeait, notamment l’arrêt du processus électoral, la libération des détenus politiques, la lumière sur l’affaire de Kparatao etc.

Mais quand on analyse bien la situation, on peut, sans risque de se tromper, que président ghanéen, malgré sa volonté et sa bonne foi, n’arrive vraiment pas à obtenir un résultat probant de la part du régime de Faure Gnassingbé. Le processus électoral se poursuit de plus belle, les mesures d’apaisement tardent à se réaliser.

 

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