Sidy Ndiao, le scientifique qui motive les jeunes africains à suivre ses pas

Sidy Ndao, un géni africain au pays de l’oncle Sam. Professeur de génie mécanique aux Etats-Unis, ce roboticien sénégalais dirige depuis quelques années un ambitieux programme panafricain de robotique qui a pour objectif d’encourager et aider les élèves du continent à choisir les filières scientifiques et à les réussir.

Il y a d’abords,  le Panafrican Robotics competition (PARC). C’est une compétition panafricaine de robotique ouverte aux élèves de l’enseignement secondaire. L’édition de cette année qui a eu lieu à Dakar a vu la participation de 350 élèves de lycées et collèges de Gambie, du Mali et du Sénégal. Un championnat qui permet à ces élèves de jauger leurs connaissances.

Ensuite, Ndao a créé le SenEcole, une association qui vise aussi à promouvoir l’éducation scientifique chez les élèves d’Afrique.

Il est aussi le promoteur de Dakar American University of Science and Technology (DAUST), une université privée qui a ouvert ses portes en 2017 à Dakar la capitale. Elle forme les étudiants dans les métiers de l’ingénierie, de la technologie et de la science. Comment faire pour stimuler l’amour des  STEM (science, technologie, ingénierie et mathématiques) chez l’élève africain ? c’est la grande préoccupation de cet universitaire sénégalais.

C’est depuis son arrivée aux Etats-Unis  que le sénégalais a vu ses envies d’investir dans se domaine s’est accrue. «Je me suis alors rendu compte  qu’il n’y avait pas beaucoup de Noirs ou d’Africains dans les filières scientifiques.šJ’ai aussi remarqué que lorsqu’on parlait de l’Afrique, il s’agissait d’un continent auquel on devait apporter de l’assistance. Bref, il n’y avait pas de respect envers les Africains, contrairement aux autres. Et en voyant combien d’Africains meurent sur le chemin de l’Europe, certains disent même que : “Sur ce continent, il n’y a pas de personnes intelligentes”»  racontait il y a quelques mois.

Aux Etats-Unis il a eu un parcours intéressant. Une licence en génie mécanique en 2005, puis un master dans la même discipline en 2007 au City College of New York, un doctorat en génie mécanique en 2010 au Rensselaer Polytechnic Institute. Il va ensuite passer une année comme associé postdoctoral au département d’ingénierie chimique du Massachusetts Institute of Technology (MIT).

Fort de ces acquis et compétences, l’homme s’évertue à apporter un plus à l’Afrique. Malgré les préjugés négatifs, les difficultés et autres, rien n’a visiblement découragé l’homme dans son envie d’aider les jeunes du continent.

 

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