Togo/Victime d’une « tentative d’assassinat », Fabre menace !

Les représailles étaient perceptibles tôt dans la matinée du mercredi 11 avril.  Un important dispositif sécuritaire était déployé aux premières heures de la journée aux différents points de rassemblement des militants de la Coalition des 14 partis de l’opposition.

Ceci, dans le cadre de trois jours de marches de protestation annoncées pour le compte de cette semaine, mais interdites la veille par le gouvernement. Une série de manifestations qui découlent de l’échec du dialogue en cours.

Des images et vidéos d’une rare violence, jugées « insoutenables » par l’opposition, ont inondé les réseaux sociaux, montrant des séquences de courses-poursuites entre manifestants et forces de l’ordre dans les rues de la capitale mais aussi en région.

L’on note des échauffourées à Kpalimé, ville située à 120 km de Lomé, où l’on signale l’arrestation du Secrétaire Général du PNP-Kpalimé, Yacoubou.

En clair, la marche du mercredi de l’opposition a été sévèrement réprimée par des forces de l’ordre qui ont usé des moyens peu conventionnels pour étouffer cette manifestation. Des manifestants pris en sandwich et passés à tabac, des leaders de la C14 molestés, leurs véhicules caillassés, le film des événements malheureux  se retrouvait sur les réseaux sociaux au fur et à mesure qu’il se déroulait.

Face à la presse, les responsables de la C14 ont dénoncé de « graves violations » des droits humains. Faisant le point de la manif, Jean Pierre Fabre et ses compères disent avoir enregistré un total de 25 blessés dans les rangs des manifestants.

Par ailleurs, ces derniers ont évoqué des « tentatives d’assassinat » contre certains leaders à l’instar de Jean-Pierre Fabre, Brigitte Adjamagbo-Johnson et Nicodème Habia, par les forces de l’ordre.

« C’est une tentative d’assassinat et je ne vais pas blaguer avec ça. Ça ne nous fait rien, à la limite ça nous galvanise. Ce qui s’est passé aujourd’hui ne peut pas manquer d’avoir des suites sur les discussions », a indiqué Fabre, par ailleurs chef de fil de l’opposition.

Pour sa part, Brigitte Adjamagbo-Johnson y voit une volonté délibérée d’assassiner les responsables de la coalition.  » Nous allons porter plainte contre les auteurs de cette barbarie », a-t-elle fait savoir.

En dépit d’e la première journée de marche, émaillée de violences, la C14 ne compte pas lâcher prise.

 

 

 

 

 

 

 

 

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