Togo: la béninoise Reckya Madougou clarifie ses rapports avec Faure Gnassingbé

« La perle de Faure Gnassingbé », « l’égérie de la République », « la conseillère très très spéciale de Faure », la nouvelle « Madame Communication » du prince, …la Béninoise Reckya Madougou aligne des superlatifs depuis son recrutement en 2015 au cabinet présidentiel.

De sources proches des sérails du pouvoir de Lomé, elle serait officiellement la Conseillère du chef de l’Etat togolais sur les questions liées à la finance inclusive.

Accusée à tort ou à raison d’exercer une certaine influence sur Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, Reckya Madougou, élevée par ailleurs au rang de ministre, a décidé de lever l’équivoque.

A souligner qu’en fin d’année 2017, plusieurs médias avaient révélé que Rekya Madougou aurait recruté des dizaines de « web-activistes » Béninois et Togolais dans la cellule de communication de crise qu’elle avait mise en place.

Leur mission: noyer les actions des activistes de l’opposition togolaise sur les réseaux sociaux et redorer l’image du président Faure Gnassingbé.

Faux ! Rétorque l’ancien ministre de la Justice du Bénin. Dans une récente parution de Jeune Afrique, Reckya Madougou a indiqué qu’elle n’a « nullement été mandatée » par le Chef de l’Etat togolais Faure Gnassingbé pour s’occuper de sa communication.

« Je n’ai jamais assisté à aucune réunion en lien avec ce domaine à la présidence de la République, ni n’ai été chargée de mettre en place une quelconque stratégie en ce domaine », a déclaré Reckya Madougou auprès du magazine panafricain.

 

Toujours dans les couloirs de la présidence, il susurre que Cina Lawson, Ingrid Awadé, Victoire Tomegah-Dogbè, respectivement ministre de la Communication, directrice générale de la CNSS, directrice du cabinet présidentiel, seraient en perte d’influence depuis l’arrivée de la Béninoise. Plus loin, de mauvaises langues évoquent une guerre de tranchées entre Mme Tomegah-Dogbè et sa collègue Reckya Madougou.

Depuis août 2017, le Togo fait face à une crise socio-politique sans précédent. A l’origine, le fauteuil de l’actuel président est vivement contesté depuis plusieurs mois par l’opposition, qui exige le retour dans son état originel, de la Constitution de 1992, l’effectivité du droit de vote de la diaspora et la libération de tous les détenus politiques.

Sous la médiation du président Ghanéen  Akoufo-Ado, le dialogue qui était sensé trouver une porte de sortie est suspendu faute de consensus sur la question d’un éventuel quatrième mandat de Faure Gnassingbé. Pour l’opposition, c’est non négociable.

Réagissez sur: africatopforum.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.