Mauritanie: les retraités ne décolèrent point !

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Dans bien des pays en voie de développement, la rue gronde, des citoyens en colère contre certaines situations qu’ils vivent au quotidien. On en voit bien des citoyens déverser leur colère face à leurs responsables hiérarchiques, face à leur employeur ou face aux tergiversations de leur ministère ou du moins les secteurs qui les encadrent.

On voit ce genre de réclamation dans des pays maghrébins entre autres et dans des pays du sud ou les citoyens n’ont jamais décoléré face au silence des autorités de leurs pays. Le cas le plus édifiant ces derniers jours, ce sont ceux des retraités de la Mauritanie qui ont des griefs contre leur gouvernement local.

En effet, ce dernier tarderait à répondre à leurs doléances d’où la matérialisation de l’application effective du projet de décret fixant les modalités d’application aux travailleurs indépendants et aux employés des associations de droit privé et autres organisations de la société civile ainsi qu’aux titulaires de pension de retraite de ces groupes du régime d’assurance maladie.

Un décret prévu par l’ordonnance n° 2005/006 du 29 septembre 2005, et qui est modifiée un certain moment. Un décret d’où un projet qui intervenait pour fixer les modalités d’extension de l’assurance maladie de base, obligatoire au profit des travailleurs indépendants, aux dirigeants des associations de droit privé et autres organisations de la société civile, sans omettre les salariés et retraités issus de ces deux groupes.

On avance que depuis l’examen et l’adoption de ce projet de décret en conseil des ministres, il y’a de cela presque deux années (Depuis le 29 septembre 2016), rien n’est venu pour clarifier la situation, encore moins rien ne s’est concrétisé sur le terrain. C’est ce que les retraités déplorent en affirmant qu’avec leurs maigres pensions, ils ne peuvent même pas payer les ordonnances prescrites par leurs médecins traitants.

Leur colère est dictée aussi par le fait qu’ils n’arrivent même pas à comprendre les récurrents retards et blocages d’où l’entrée en vigueur de ce décret. Ils affirment enfin qu’aucune prise de conscience des cas sociaux n’a été décelée auprès des responsables. « C’est quand même incroyable de ne rien voir venir alors que nous étions depuis un bon moment patients, mais la patience a aussi ses limites. », disent-ils avec amertume.

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