Togo: Tikpi Atchadam, bientôt réduit au silence sur les réseaux sociaux ?

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Nul besoin d’être à la tête des cortèges avant de pouvoir dresser ses militants contre le régime de Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis février 2005. Les réseaux sociaux, voilà la stratégie sans faille sur laquelle Tikpi Atchadam joue depuis plusieurs mois pour mobiliser à distance ses troupes. Et ça déménage jusque-là.

Les résultats escomptés sont probants. Ce sont des milliers de Togolais qui battent le pavé à chaque appel de la Coalition des 14 partis de l’opposition.

Invisible sur le terrain depuis octobre 2017, le leader du Parti national panafricain (PNP) continue cependant de jouer un rôle central, en restant présent dans les têtes de ses militants et des manifestants auxquels il s’adresse régulièrement, via des messages vocaux d’encouragement, relayés sur les réseaux sociaux. Une situation qui embarrasse naturellement le camp adverse.

Accusé par le pouvoir d’inciter la population à la révolte, en délivrant des messages qui font l’apologie de la haine tribale, l’intolérance et la violence, M Atchadam serait sommé par le gouvernement de choisir entre le Togo et le Ghana, pays dans lequel il réside depuis environ six mois, pour dit-il, des raisons de sécurité.

A en croire nos confrères de « Togo Breaking News », le gouvernement togolais vient d’avertir son homologue ghanéen quant aux « agissements » de M Atchadam.

« Ce dernier qui se trimbale d’un coin à un autre sur le territoire ghanéen, est désormais appelé à choisir entre un retour au Togo pour assumer ses actes politiques et leurs conséquences, ou alors à rester au Ghana mais à renoncer et à s’abstenir des actes et des agissements incitant à la haine, à l’intolérance et à la violence. S’il fait encore diffuser des messages vidéo ou audio de même nature que les précédents, il y aura nécessairement des conséquences », confie une source gouvernementale, relayée par le même portail d’informations.

Juriste et anthropologue, Tikpi Atchadam, la cinquantaine environ, est perçu comme celui qui donne de l’insomnie aux dirigeants Togolais. Son avènement sur l’échiquier politique togolais par le biais de son parti créé en 2014, a bouleversé l’ordre des choses, insufflant ainsi une nouvelle dynamique à la lutte démocratique, incarnée par une opposition fragilisée par des guerres intestines.

« Sans avoir jamais participé à une élection majeure, sans aucun député à l’assemblée nationale, le PNP est manifestement devenu le premier parti dont le pouvoir a peur au Togo », a récemment indiqué auprès de Jeune Afrique, Gerry Taama, le président du Nouvel Engagement Togolais (NET), par ailleurs membre du  groupe de partis politiques, « Les Centristes ».

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