Mauritanie: les travailleurs de la « SNIM » exigent la revalorisation des primes

La Mauritanie, un pays qui n’est épargné de toute sorte de revendications, bien qu’elles soient organisées dans des syndicats ou associations qui sont crées et lancées, rien que pour défendre leurs droits les plus élémentaires.  Ainsi donc, l’information qui circule ces derniers jours est celle relative à ces responsables de centrales syndicales qui réclament la revalorisation des primes. Des doléances partagées aussi par des coordinations dans la région de « Zouerate ».

On affirme que les S.G de trois centrales syndicales se seraient réunies lundi avec le Directeur du siège d’exploitation de la Société nationale industrielle et minière (SNIM) qui est le représentant de la société en question. Par cette réunion, les délégués du personnel voulaient signifier à la société la position des centrales syndicales à propos des récentes décisions du conseil d’administration de la société.

Soulignons que les syndicalistes qui se sont réunis avec la direction de la société, représentent trois centrales syndicales, l’union des travailleurs de Mauritanie, la confédération générale des travailleurs de Mauritanie et la confédération nationale des travailleurs de Mauritanie. Sur un autre registre, la direction du siège aurait informé les délégués du personnel de la décision du conseil d’administration de la  société en question, d’augmenter l’enveloppe destinée aux primes pour la porter à 600 millions ancienne ouguiya, alors qu’elle était de 500 millions ancienne ouguiya.

Sans oublier d’annoncer qu’il a été décidé d’octroyer à chaque travailleur une prime équivalente à 27,5% du salaire perçu. Une prime synonyme d’encouragement à la production. Des décisions prises, faut-il le souligner vendredi passé, où il y’avait la fixation de certaines indemnités qui devraient être accordées aux travailleurs de ladite société.

Les contestataires ont montré leur mécontentement suite à ces primes accordées, mais ce n’était pas ce qu’ils attendaient. Dans une notification adressée à leur employeur, ils demandent entre autres l’augmentation, et ce dans l’optique d’éviter toute autre action  radicale.

Ils étaient toutefois stupéfaits lorsque le directeur du siège d’exploitation avait répondu à la demande des syndicats qui les représentent, en leur annonçant que la société n’a point réalisé de bénéfices conséquents durant l’année passée (2017), d’où la baisse de la production durant cette année-là.

Il leur aurait expliqué que cela est dû aux amendes imposées par les clients de la qualité du minerai exporté, sans oublier l’augmentation des coûts de production et d’exploitation. « Malgré ces phénomènes, la société a consenti des primes à son personnel. », a dit le représentant de la SNIM.

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