Tunisie/Fonction publique: les chômeurs devraient patienter jusqu’en 2019

La crise économique induite par la chute du prix du baril du pétrole pour certains pays et l’économie rationnelle pour d’autres fait que ces pays vivent des crises, d’où la nécessité de lancer l’opération « Austérité », comme c’était le cas en Algérie depuis 2015, ou les citoyens aux rentrées d’argents moyenne devaient calculer leurs dépenses et ne pas faire de gaspillage, bien que ce phénomène prend de plus en plus de l’ampleur dans les quatre coins de ce pays du Nord-Africain.

La Tunisie a déjà emboîté le pas au pays voisin qu’est l’Algérie et ce depuis 2016. Dernièrement, et d’après une source concordante, le gouvernement de ce pays (Tunisie) a décidé de geler les recrutements dans la fonction publique, au titre de l’année prochaine (2019) et ce pour la troisième année consécutive. Cela toucherait tous les secteurs, hormis les diplômés des écoles de formation.

Une décision, dit-on qui est venue depuis maintenant une dizaine de jours, portant de ce fait sur la préparation du projet du budget pour l’exercice 2019. En effet, le gouvernement aurait décidé de ne pas recruter dans les postes vacants dans la fonction publique en raison de départs à la retraite, normale ou anticipée, dans le cadre du programme de départ volontaire des agents publics ou encore de départs imprévus.

Tout comme il y’avait d’autres décisions prises, entre autres celle relative au redéploiement des ressources humaines entre les structures ministérielles ainsi que les entreprises publiques, ou entre les régions dans le cadre de l’application de l’arrêté numéro 1143 de l’année 2016. D’autres décisions sont venues s’ajouter comme celle à la rationalisation des programmes de promotions annuelles et leur réalisation au cours de l’année financière.

Cela en les soumettant aux principes de la compétence et de l’excellence. On comprend pas là que la progression importante de la masse salariale non conforme à celle du produit intérieur brut nécessiterait la réduction d’une manière progressive la part de cette dernière dans le PIB à un taux qui ne dépasserait pas les 12,5% en 2020 contre 14,7% en 2017.

Soulignons que la préparation du budget de l’état pour l’année prochaine s’inscrit dans le cadre des grandes réformes que le gouvernement aurait engagé afin de réaliser les objectifs tracés pour réduire le déficit budgétaire. Cette situation ne fera que réduire les dépenses inutiles surtout et même celles dites « Utiles ». La crise économique l’exige et les citoyens n’ont pas le choix, d’où les chercheurs d’emploi qui devraient attendre encore des mois et des mois pour avoir un poste de travail dans le cadre du dispositif de la fonction publique.

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