Art plastique: la Sénégalo-Togolaise Caroline Guèye sur les pas de son grand-père Paul Ahyi

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Elle n’a jamais mis les pieds dans une école de beaux-arts. Bien au contraire, elle est ingénieure en Physique de l’atmosphère.Et pourtant, les critiques d’arts l’a considèrent comme une valeur sure de la peinture artistique africaine. Elle, c’est Caroline Guèye. Artiste-peintre autodidacte, la jeune sénégalo-togolaise prend du galon dans le milieu. De là à la comparer à Paul Ahyi, il n’y a qu’un pas.

L’histoire de Caroline, c’est une chronique d’une scientifique éprise d’art. Nul besoin d’aller loin pour chercher ce qui peut bien faire courir une spécialiste de la sûreté nucléaire dans les salons d’expositions d’œuvres d’art. La jeune peintre de 32 ans est la petite-fille du célèbre artiste plasticien Togolais Paul Ahyi. Elle dont le grand-père est surnommé le « Picasso d’Afrique » ne souffre aucunement de la pression dont peut faire l’objet de ce lien de parenté.

Caroline dont les œuvres sont doublement scrutées du fait de son papy, s’en sort très bien même. Elle enchaîne les expositions. De Dakar à Pékin, en passant par Nouakchott en Mauritanie, Mademoiselle Gueye a la cote. Dans la capitale sénégalaise par exemple, ses œuvres trônent à l’aéroport international de Dakar, à la BCEAO et à l’Apix.En terres mauritaniennes, les collectionneurs d’art se bousculent autour de ses peintures.

« Après le bac, j’hésitais entre aller dans une école d’art ou faire des études en physique, parce que j’adorais les deux. Mon grand-père m’a dit d’aller étudier, mais de ne jamais abandonner ma passion quand même », a-t-elle confessé à un journal dakarois.

Suivant le conseil de sa légende de grand-père, Caroline va terminer ses études. L’objet de son expertise (physique de l’atmosphère) deviendra l’une de ses principales sources d’inspiration. Ce qui explique pourquoi l’espace est très présent dans son travail.

De Paul Ahyi, elle a hérité les gènes de la création, aime à dire les critiques d’art. Elle est la seule dans sa famille à avoir emprunté les pas de papy. Aussi, dit-elle : « ceux qui connaissent le travail de mon grand-père disent souvent qu’il y a des similitudes entre ce que je fais et ce qu’il faisait. Moi, j’ai remarqué ; c’est que comme lui, j’utilise des tons pastels ».

En attendant, la jeune métisse a un agenda chargé. Après l’exposition solo de Dakar en février dernier, Nouakchott ce mois d’avril, Caroline Guèye participera en mai prochain à la Biennale des arts de Dakar. Puis elle s’envolera pour des expositions qui rendront hommage à Nelson Mandela à Paris, Niamey et Londres.

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