Kenya: Uhuru Kenyatta fait son mea-culpa et encense son principal opposant

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Pour une première depuis sa réélection tant controversée, le président Uhuru Kenyatta a adressé ses ‘’excuses’’ au peuple kenyan pour sa part de responsabilité dans la crise électoral d’août 2017.

« Si nous ne mettons pas fin à une compétition politique sans limite, ce sera la fin du Kenya. Nous avons échoué à remplir notre devoir et à préserver l’unité du pays. Nous devons réparer le mal qui a été fait. Et s’il y a quoi que ce soit que j’ai pu dire l’an dernier qui vous a blessé, si j’ai abîmé l’unité de ce pays d’une quelconque manière, je vous demande de me pardonner, et de vous joindre à moi pour corriger ce tort », a déclaré Uhuru Kenyatta.

Abordant le bilan de ses actions, sa réconciliation avec Raila Odinga l’opposant historique, le président Kenyatta a appelé les leaders politiques à changer leur manière de faire la politique et à promouvoir l’unité.

« Je ne suis pas le seul leader qui a ressenti le besoin de restaurer l’unité : l’honorable Raïla Odinga l’a aussi ressenti. Donc laissez-moi faire l’éloge de sa stature d’homme d’Etat quand, le 9 mars, lui et moi nous sommes engagés dans la réconciliation. Nous n’avons pas immédiatement résolu tous les problèmes des Kényans, nous ne nous sommes pas non plus mis d’accord sur toutes les solutions. Unité ne veut pas dire unanimité. Nous nous sommes unis parce que le Kenya nous appartient à tous. Mais nous devons changer notre approche de la compétition politique. Nous sommes fiers de notre héritage culturel, mais notre identité ethnique ne doit être notre identité politique. Nous avons fait cela pendant un demi-siècle, et cela nous a presque détruits. Nos leaders ont trop longtemps manipulé l’ethnicité pour conquérir le pouvoir. Nous devons changer maintenant afin que nos enfants atteignent l’âge adulte dans un Kenya totalement différent», a ajouté le président Kenyan. Des propos relayés par par le site d’information de RFI.

Au total près de 150 personnes ont perdu la vie lors des affrontements du scrutin de 2017. Il faut également noté que le Kenya n’est pas le seul pays africain où l’ethnicité est manipulée au profit de la politique. C’est l’exemple dans le temps de la population togolaise où le Nord était acquis au parti au pouvoir, le centre et le sud fief gagné de l’opposition.

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