Congo : démarrage du procès du général Mokoko

Le procès du général Jean-Marie Michel Mokoko et celui de quelques opposants au président congolais Denis Sassou Nguesso se sont ouvert ce lundi au  Congo-Brazzaville.

Mis aux arrêts depuis juin 2016, l’ex-candidat à la dernière présidentielle congolaise ( mars 2016) est accusé tout comme le général Norbert Dabira ainsi que le candidat André Okombi Salissa d' » atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et détention d’armes de guerre ».

Selon ses avocats, il s’agit là d’un “règlement de compte politique maquillé en procédure judiciaire”. Dans un communiqué en date du 4 mai dernier, ils ont indiqué que “ses conseils du barreau de Brazzaville ne prendront pas la parole à l’audience et ceux du barreau de Paris ne s’y rendront pas”.

En mars 2016, l’officier Jean-Marie Michel Mokoko avait terminé troisième de l‘élection présidentielle (moins de 14 % des voix) marquée par la réélection contestée dès le premier tour du président Sassou Nguesso, près de 35 ans de pouvoir au total, apprend-on de l’AFP.

Après ce vote, le général Mokoko et d’autres candidats avaient appelé à la “désobéissance civile”. “S’il avait voulu faire un coup d’Etat, il l’aurait fait depuis longtemps. Jamais le général Jean-Marie Michel Mokoko n’a dit : + Prenez les armes +”, a plaidé jeudi sur RFI l’un de ses avocats, Norbert Tricaud.

Peuplé de cinq millions d’habitants, le Congo-Brazzaville traverse comme les autres petits Etats producteurs de pétrole une crise due à la chute des prix qui a plombé sa dette.

Réagissez sur: africatopforum.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.