Togo/Dossier: malgré ses richesses, le Grand Kloto freiné dans son développement !

Située au sud- ouest de la région des Plateaux, à 121 Km au Nord-ouest de Lomé, la préfecture de Kloto a une population estimée aujourd’hui à environ 140.000 habitants avec une densité estimée à 102 habitants par Km2, d’après le quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGHP) de 2010. Elle a pour chef–lieu Kpalimé et est limitée au Nord par les préfectures de Danyi et de Kpéle, au sud par la préfecture d’Agou, à l’Est par les préfectures d’Agou et à l’ouest par le Ghana. S’étendant sur une superficie d’environ 1364 Km2, Kloto compte 14 cantons avec un relief essentiellement montagneux fait de chaînes et massifs, cette zone se caractérise par la traversée de la fameuse chaîne montagneuse de l’Atakora. Disposant par ailleurs d’un réseau hydrologique composé de plusieurs cours d’eau et de cascades dont les plus en vues sont celles de Kpime, d’AgomeYoh (Kamalo) et de Womé, la préfecture de Kloto, majoritairement Ewe (69,8%, mais avec une diversité ethnique notamment avec des Kabyè, des Kotokoli, des Lambas, des Mossis,…) jouit d’un climat subéquatorial humide et est dotée d’un sol de type ferrugineux tropical favorable aux meilleures cultures de rentes du pays. Sur le plan social, la préfecture de Kloto est organisée juridiquement à travers un consortium dénommé Union Nationale des Chefs Traditionnels du Togo (UNCTT) avec ses démembrements qui sont d’une part, l’Union Préfectorale des Chefs Traditionnels se Kloto (UPCTK) et le Conseil Cantonal des Sages (CCS). Outre les ONG, associations et quelques institutions de Microfinance (IMF), cinq (5) banques se partagent l’espace bancaire de la préfecture. Il s’agit notamment d’ORABANK, ex Banque Togolaise de Développement (BTD), l’Union Togolaise de Banque (UTB), la Banque Togolaise pour le Commerce et de l’Industrie (BTCI), l’ECOBANK et la Banque Populaire, ancienne Caisse d’ Epargne du Togo.

Kloto présente plusieurs atouts agricoles, culturels, touristiques, socioculturels, éducatifs et sanitaires dont la mise en valeur des forces, faiblesses, opportunités et menaces constituera un pas important dans la mobilisation des énergies et ressources dans le processus de développement de cette localité.

Se reposant essentiellement sur le secteur primaire, l’économie de la préfecture tire sa base de la production agricole, animale et halieutique. Malheureusement, cette agriculture surtout extensive découlant de la culture de rente, des cultures vivrières et des fruitiers se fait avec des outils et techniques culturales traditionnels. L’élevage constitue une activité secondaire dans la préfecture et se résume essentiellement à l’élevage des petits ruminants et de la volaille.

Une agriculture basée sur des cultures de rente et de subsistance, principale activité économique
Avec production qui était passée de 1700 tonnes en 1948 à 6.000 tonnes en 1958, la préfecture de Kloto produit aujourd’hui environ 10.000 tonnes de cultures de rente et ce, depuis les années 1970. L’agriculture y constitue la principale activité. On y pratique des cultures de rentes, des cultures vivrières et des fruitiers. Kloto vit de la production de café et cacao qui nourrit plus de 50% de ses habitants. Avec une végétation luxuriante faite de forêts denses, la préfecture jouit d’une température moyenne annuelle d’environ 23° dont le plus bas niveau tourne autour de 19° observé en août et le plus haut (27°) est observé en février.

Dans la préfecture de Kloto, on pratique l’agriculture extensive avec des outils aratoires et traditionnels. Les exploitants sont pour la plupart des familles. Il ya l’absence de grandes exploitations appartenant à des firmes. L’agriculture n’est pas mécanisée, ce qui oblige les paysans à utiliser des engrais et des pesticides très peu répandues.

Les structures d’encadrement disposent de peu de moyens pour opérer une restructuration profonde en vue d’en faire un secteur clé de l’économie. Cependant, des potentialités agricoles existent (terres fertiles, bonne pluviométrie, variétés de cultures vivrières et de rente, existence des débouchés pour les produits agricoles) mais nécessitent d’être mises en valeur.

Le foncier et la législation agraire
Dans la Préfecture de Kloto comme partout au Togo, les terres appartiennent aux exploitants agricoles. Ceux-ci les ont hérités des parents qui se sont installés dans les localités. D’autres l’ont acquis par voie d’achat. Dans la Région, le système de métayage est pratiqué ou les terres sont laissées à la disposition d’une tierce personne pour son exploitation et la fin, les récoltes sont partagées selon les règles définies à l’avance. Il peut arriver que les propriétaires louent les terres contre des rémunérations en numéraire.
La préfecture jouit d’une large variété de produits agricoles, notamment les produits vivriers (maïs, sorgho), les produits de rente (Café, cacao), les fruitiers. Il est à noter que la production agricole enregistre une baisse de à tous les niveaux. Cela est dû au manque d’investissement dans le secteur, du caractère obsolète des techniques agricoles et des aléas climatiques.

Dans la préfecture, on cultive les céréales (maïs, mil, sorgho, haricot, riz, arachides) ; les tubercules (ignames, manioc, taro, patate douce) ; les cultures de rentes (café, cacao, bananes, bananes plantains, palmier à huile). Parmi les cultures vivrières, celles qui occupent le plus de grandes superficies sont : le maïs, l’igname, le taro et l’arachide. Il est à souligner que les cultures de rente occupent les 2/3 de la superficie des terres cultivées.

Comme annoncer ci-dessus, les exploitants n’ont pas des tracteurs. Les équipements qu’ils utilisent sont rudimentaires. La houe et la daba sont leurs outils, mais celles-ci sont loin de leur permettre d’exploiter de grandes superficies. S’agissant des superficies cultivées, pour les cultures vivrières, on note la diminution de la superficie cultivée. Quant aux rendements, ils varient d’année en année en raison de la pluviométrie. Les rendements moyens les plus élevés par hectare sont obtenus par les cultures du manioc du maïs et de l’igname.

Les techniques culturales dans la préfecture de Kloto sont purement traditionnelles du fait que l’agriculture n’est pas mécanisée. On pratique la jachère et la rotation des cultures. Les structures d’encadrement ne disposent pas de moyens pour effectuer leur travail de vulgarisation des techniques culturales modernes et pour accompagner les agriculteurs dans la mise en pratique de ces techniques. Sous la pression démographique, les surfaces cultivables sont de plus de en plus rares et rendent difficile l’application de la technique de l’assolement. Face à cette situation, c’est la rotation qui est la plus pratiquée. Les exploitants dans la préfecture de Kloto font usage des engrais, du fumier et la pratique de la jachère pour fertiliser des sols cultivables.

La production animale
L’élevage est pratiqué dans la préfecture de Kloto, mais elle est considérée comme une activité secondaire. Il vient en soutien à l’agriculture. Le cheptel est constitué de volailles (poules, canards, etc…), de petits ruminants (ovins et caprins), des porcins et de gros bétail (bovins). Les produits sont destinés en priorité à la consommation des ménages. La production demeure faible. Il n’ya pas de centres d’élevage. Pour satisfaire les besoins des populations en produits d’élevage, le secteur de la distribution importe le bétail ou fait appel aux bergers nomades. Les magasins de distribution alimentaire importent les produits de volaille congelée.
Dans la préfecture de Kloto, il ya très peu d’évaluation d’élevage à cause du caractère traditionnel de cette activité. L’absence de structure d’encadrement et de suivi rend difficile l’évolution des troupeaux chez les bergers nomades. L’absence d’évaluation périodique rend difficile la définition d’une tendance réelle. D’une façon générale, l’élevage traditionnel est pratiqué un peu partout dans la préfecture.

Au vu de tout ce qui précède, il serait souhaitable que l’Etat vienne en aide aux agriculteurs. Il s’agira de tracer les pistes rurales pour rendre facile le transport des produits vers les lieux de vente ; la construction d’un centre de l’élevage au Chef-lieu de la Préfecture ; d’aider les producteurs à acheter les tracteurs, ce qui leur permettra d’exploiter les grandes superficies ; la construction d’une usine de conservation de fruits, etc.

L’Institut National de Formation Agricole (INFA) de Tové
La préfecture de Klolto dispose d’un institut qui forme des spécialistes dans le domaine des techniques culturales : INFA de Tové (Institut National de Formation Agricole) situé à l’entrée de la ville de Kpalimé. Créé en 1980, cet institut forme des étudiants du niveau Bac et BEPC, en vue de l’obtention du Diplôme de Technicien Supérieur Agricole (DTSA), et de Brevet de Technicien Agricole (BTA), l’INFA est actuellement dirigé par le Dr Constant K. SOEDJI.

Les jeunes qui fréquentent cet institut, sont formés en foresterie, en élevage, en génie rural, en agriculture.
« Ce sont des jeunes qui doivent être aptes à s’installer, à pousser le monde privé vers une grande évolution. Nous formons aussi des professionnels agricoles, les gens déjà installés. Nous renforçons leurs capacités, les recyclons pour qu’ils soient plus performants dans leurs prestations. L’INFA est tenu de renforcer les capacités pédagogiques des différents centres qui sont installés dans tout le territoire. L’institut fait des recherches au niveau de l’agriculture, de l’élevage pour que pussions rendre plus performants les différentes cultures et l’élevage », a indiqué le directeur des études.

En 2OO2, l’institut à absorbé 334 BTA et 429 DTSA avec 83,42% de réussite. « Depuis environ 13 ans, on peut dénombrer déjà 334 jeunes qui ont obtenu le BTA dont 70 filles, et au niveau de BTSA, 429 formés dont 38 filles. Globalement, le taux de réussite est de 83,42%. Nous administrons des cours théoriques, et après quoi, nous allons sur le terrain. Sur le terrain, le travail se fait de deux manières : le suivi d’application pédagogique en élevage, en foresterie, en agriculture. Nous avons des unités, c’est-à-dire des dispositifs qui permettent à l’apprenant de mieux manipuler sur le plan pratique ce qu’on est en train de lui enseigner. Nous avons des grands périmètres hors du site, environs 30 km pour la pratique, quelque soit la spécialité», a encore ce dernier.

Un institut confronté aux difficultés
Les besoins de l’institut sont très urgents. L’Institut a besoin d’un groupe électrogène, l’installation des panneaux solaires, de l’élargissement de certaines locales, d’adduction d’eau potable, l’augmentation du nombre de véhicules (les étudiants manquent de bus pour leurs déplacements, il n’y a qu’un seul véhicule pour le directeur) et d’hébergement pour les étudiants, car la plupart est obligée de louer des chambre en ville. Il y a beaucoup de besoins, qu’il sera fastidieux de les citer tous ici.

Ceci l’emmène à recourir aux partenaires. Pour le moment, le GIZ, un organisme allemand, est le seul à répondre à la demande. Le GIZ a aidé à la construction et à l’équipement du bâtiment de l’unité de transformation. La capacité des locaux, les salles de classe, les différentes unités, sont devenus très restreint. L’Internet qui constitue la base, est absent, ce qui rend difficile les communications avec le monde extérieur. Les coupures de l’électricité sont répétitives, etc.

Le concours d’entrée à l’INFA de Tové est organisé par la Direction des Examens et Concours. Le niveau requis est le BEPC pour le BTA, et le Bac pour le DTSA. Le recrutement ne doit pas dépasser 70 pour les deux niveaux.

Ce n’est pas un hasard si Kpalimé est la première destination des touristes du Togo. La préfecture en elle-même est un site touristique et bénéficie d’un climat favorable à son développement. Néanmoins, le secteur est en déliquescence et caractérisé par un défaut de professionnalisme criard. Les autorités administratives et certains acteurs agrées du secteur, ont depuis peu pris à bras le corps les problèmes qui minent le secteur afin de définir des stratégies pour ne capitalisation

Un tourisme en cours de restructuration
La préfecture de Kloto est par excellence la première préfecture touristique du Togo. Nantie d’atouts et de sites touristiques naturels, elle est de loin la première destination touristique du Togo mais hésite à miser gros dans cette chaine de valeur dans son processus de développement. La Cascade d’AgoméYoh, niché au bas d’une montagne, celle de kamalo, le Château Vial (château présidentiel) situé sur une montagne surplombant la Ville de Kpalimé et présentant une vue panoramique aux visiteurs, à l’Hôtel Campement à Kuma Konda, qui date du temps colonial, à la Cascade de Kpimé située au nord de la Ville de Kpalimé, dont le barrage sert à tourner les turbines pour produire de l’électricité pour le Chef-lieu de la préfecture et ses environs, le centre artisanal, la cascade de Womé, sont entre autres sites attrayants de la préfecture de Kloto, les forêts sacrés. La ville de Kpalimé, ses différents hôtels, les cours d’eau qui la traversent, les montagnes environnantes, les galeries forestières, sont des lieux pittoresques pour les visiteurs.

Néanmoins, la préfecture éprouve plusieurs difficultés à capitaliser sur ces sites et autres atouts. D’où il faut organiser le secteur de tourisme dans la Préfecture, pour profiter d’énormes ressources qu’il renferme. Il faut surtout revoir la construction de l’escalier de la cascade de Womé, pour éviter que les visiteurs ne se découragent pas ou ne désertent les lieux, en raison des difficultés qu’ils éprouvent pour avoir accès à la cascade.

Approché, le préfet de Kpalimé a rassuré quant à une prochaine restructuration du secteur. Une maison du tourisme est en cours de construction et les divers acteurs à divers niveaux ont été sollicités afin de trouver des solutions aux problèmes. La création d’une école internationale du tourisme qui aura la tâche de former les guides, les restaurateurs, les hôteliers,…, bref tous les acteurs intervenants dans cette chaîne de valeur, est également sur la table. Toutes ces approches constituent un grand pas vers le relèvement du tourisme qui ne bénéficie pas à la préfecture.

L’éducation n’est pas en marge dans la quête de développement. Tout comme partout ailleurs au Togo, le système éducatif de la préfecture de Kloto n’échappe pas aux turbulences mais présente plusieurs atouts notamment la promotion accentuée de la scolarisation féminine, sa protection.

Le système éducatif secoué par des grèves des enseignants
A l’instar des autres préfectures du pays, la préfecture de Kloto n’échappe aux grèves des enseignants à répétition chaque rentrée académique. Ces grèves ont un impact négatif sur la formation des apprenants. La préfecture de Kloto qui, naguère avait un taux de scolarité le plus élevé au Togo, tend aujourd’hui à se baisser. Les causes sont nombreuses. La première est liée aux grèves des enseignants surtout au niveau des second et troisième degrés ; la seconde est un fait nouveau qui actuellement a envahi le monde : « WhatsApp » que les élèves utilisent au détriment des leçons qu’ils sont sensés étudier ; les grossesses indésirées des filles, etc.
Kpalimé est pourvu d’écoles primaires publiques et privées, de collèges d’Enseignement Général (publics et privés), de lycées, d’un Centre Régional d’Enseignement Technique et Formation Professionnelle (RETFP), un Centre d’Enseignement Artistique et Artisanal (CEAA), de Complexes d’Enseignement Technique Privé, etc. La préfecture de Kloto au niveau de l’éducation est subdivisée en trois inspections. L’Inspection de l’Enseignement du Préscolaire et Primaire(IEPP) qui s’occupe de Kloto-Est, et l’Inspection du Premier Cycle de l’Enseignement du Secondaire (IES-PC) qui contrôle la partie Ouest de Kloto.

L’IEPP Kloto-Est compte six secteurs pédagogiques : Plateau, Cascade, Evasion, Stade, Chateau1 et Chateau2. L’encadrement est composé d’un Inspecteur et d’un Conseiller pédagogique. L’IEPP Kloto-Ouest comprend 78 établissements dont 39 établissements publics, 23 établissements confessionnels, 13 établissements privés laïcs et 3 EDIL (Ecole d’Initiative Locale) répartis en 7 secteurs pédagogiques et en 12 centres d’examen du CEPD.

L’effectif des Ecoles Primaires Publiques (EPP) et EDIL cumulés de l’IEPP de Kloto-Ouest était de 12760 élèves en 2007-2008. L’effectif des enseignants de l’IEPP en 2009 était de 762 tous sexes confondus.

L’IES-PC de Kpalimé couvre quatre préfectures, notamment Agou, Danyi, Kloto e KpéléAkata. Elle compte 4 secteurs pédagogiques : Kpalimé, Agou, Kpélé et Danyi. Les statistiques indiquent que le nombre d’élèves à Kpalimé est de 24921 contre 635 enseignants.

Le lycée de Kpodzi au cœur de la ville de Kpalimé

Le Lycée de Kpodzi de la ville de Kpalimé, à l’instar de l’ancien Lycée Bonecarère de Lomé, fait bien partie de ces établissements qui ont fourni des cadres à Kpalimé et au Togo. Ce lycée dont des élèves comptaient parmi les premiers aux divers examens, à cause sûrement de la rigueur et de la discipline des élèves, est en train de faire marche arrière, aujourd’hui.

« Comme vous constater, c’est un lycée de référence sur plan national. Il est en train de perdre un peu de sa valeur. Les problèmes que l’éducation vit actuellement : le manque d’enseignants, les effectifs pléthoriques, la situation des grèves fréquentes ces derniers temps. La place qu’occupe la jeune fille : au lycée de Kpodzi, sur un effectif de 2216 élèves, nous avons 850 filles, ce qui représente à peu près le tiers. Normalement avec les 2216 élèves, nous devons avoir plus de 30 classes, mais nous n’avons que 26 actuellement. Par manque d’enseignants, on est obligé d’entasser par endroit des élèves pour que chacun puisse suivre les cours », a confié le proviseur du lycée.

A propos de l’effectif pléthorique, le Proviseur a répondu : «Nous n’avons pas assez de tables-bancs. Mais le grand problème demeure le problème d’enseignants, parce que si on a qu’un professeur de Mathématique, au lieu de créer 6 Terminales, il vaut mieux en faire 3, pour lui permettre de s’occuper des 3 classes. Si vous gardez les 6, cela veut dire que vous devez recruter un autre quelque part. Le problème clé, c’est celui des enseignants. Avec le concours des parents d’élèves, on peut résoudre ces problèmes de tables-bancs ».
Quant au récurrent problème de grossesses précoces en milieu scolaire, le lycée de Kpodzi est au centre d’une enrichissante expérience qui porte des fruits.

« C’est un problème qui sévit partout y compris au lycée de Kpodzi. Les mesures, l’Etat en fait beaucoup. A notre niveau ici, depuis trois ans, nous avons une infirmerie qui s’occupe de la santé scolaire. Dans le volet de cette infirmerie, il ya la sensibilisation. Les ONG a passent de temps en temps pour la sensibilisation. Le phénomène aussi tant à diminuer parce que le personnel d’encadrement diminue. Actuellement, nous n’avons qu’un seul surveillant pour plus 2000 élèves. Donc c’est difficile. On a essayé d’impliquer tous les professeurs dans l’encadrement pour la discipline. Ces derniers temps, nous sommes dépassés. Le problème What’s @p est aussi au Lycée de Kpodzi. C’est un phénomène récurent qui gagne tous les établissements. Nous essayons tant bien que mal avec nos moyens de bord, a indiqué le chef du plus ancien établissement de la Région. », a ajouté ce dernier.

Il a par ailleurs émis quelques doléances en l’occurrence la fourniture des enseignants dans les domaines scientifiques, la réhabilitation des bâtiments qui datent des années 1950. La plupart de ces bâtiments ont des toits fatigués et coulent. Il est urgent d’augmenter le nombre des enseignants et équiper le laboratoire pour les élèves des séries scientifiques. L’établissement nécessite vraiment la rénovation entière.

La particularité du Lycée, selon le proviseur:
« Dans le temps, c’était l’unique établissement dans tout le plateau. Tous les cadres actuels de la nation, en majorité sont passés par ici. C’est un établissement qui s’intéresse aussi aux activités sportives et culturelles. Au temps où le championnat battait son plein, c’est le lycée de Kpodzi qui remportait souvent la coupe sur le plan national. Le lycée s’illustrait aussi sur le plan culturel, plus la rigueur qui donnait de bons résultats. Tout cela concourait à la renommée de l’établissement. », a- t- il déclaré pour finir.
La santé et la protection sociale est également au cœur des analyse du JMD. Dans la préfecture, elle fait intervenir plusieurs acteurs à divers niveau.

Une protection sanitaire caractérisée par l’intervention de plusieurs structures
La pyramide de santé comprend trois niveaux : le niveau central, le niveau intermédiaire (régional) et le niveau périphérique. La Préfecture de Kloto se trouve au niveau périphérique dont les structures sont : le bureau de la direction ; un centre hospitalier préfectoral ; un hôpital confessionnel ; 35 unités de soins périphériques publics et privées/confessionnelles.
La mise en œuvre du Projet Santé Plateaux entre la Préfecture et les structures privées s’est améliorée. Ceci grâce à la signature de partenariat avec quatre Unités de Soins Périphériques privées(USP). Plusieurs ONG interviennent dans la Préfecture dans la lutte contre le VIH/SIDA (Vivre Mieux, AMC). Mais il faut reconnaître qu’il n’existe pas de cadre de concertation formalisé au niveau du district, en raison de l’absence de Conseil de Santé. Par ailleurs, l’éducation sanitaire dans la Préfecture de Kloto est assurée par des agents de santé et ceux du service de l’assainissement.

L’éducation sanitaire se fait par des causeries-débats organisées dans les centres de santé ou dans les villages de façon itinérante. Les causeries-débats ont pour but d’informer et de former les populations sur les comportements à adopter pour prévenir les maladies ou les épidémies. Ces causeries-débats permettent aussi de sensibiliser, d’une part, les vendeurs de produits d’élevage sur les conditions d’hygiène qui entourer l’abattage, la conservation et la distribution des produits, et les tenanciers des restaurants, des maquis et bars sur l’hygiène alimentaire, d’autre part.

La médecine traditionnelle est également pratiquée dans la préfecture de Kloto par des guérisseurs traditionnels. Une frange de la population des zones rurales font recours à ce genre de traitement, en raison de manque de moyens financiers. Bien que cette médecine coûte moins cher, la population ne se rend pas compte de sa dangerosité pour la santé. Cette médecine se pratique par l’utilisation des herbes, des écorces et des racines, soit dans les infusions, soit pilées et délayées dans l’eau ou dans les boissons alcoolisées qu’on fait boire aux patients. Le problème que ce genre de médecine soulève est qu’il n’existe aucun contrôle sanitaire sur ces produits. Les posologies sont imaginaires et subjectives.

Approvisionnement en eau potable et assainissement
Le problème de l’approvisionnement en eau potable est récurent dans la préfecture de Kloto. Il est moindre au Chef-lieu de la préfecture qui bénéficie d’une adduction d’eau. Même le Chef-lieu a besoin de l’extension du réseau. Au niveau des campagnes, les ouvrages hydrauliques sont insuffisants et sont souvent en panne.

Pour ce qui est de l’assainissement, on note une insuffisance dans la préfecture. Dans le milieu urbain, notamment à Kpalimé, deux maisons individuelles sur trois possèdent des latrines. Huit latrines publiques ont été construites pour les besoins de la communauté. Mais malheureusement, les berges des ruisseaux constituent souvent les lieux d’aisance pour un certain nombre de personnes. Dans le milieu rural, des tranchées familiales ou de quartiers, peu hygiéniques et accessibles aux animaux font offices de latrines. Le service d’assainissement a installé quelques latrines, mais elles restent mal entretenues. Partout dans les villages, il existe des dépotoirs non contrôlés de même qu’en ville (Kpalimé), malgré la prise en charge de l’évacuation des déchets solides par deux ONG. Il reste beaucoup à faire, surtout dans l’évacuation des eaux usées.

Pour tenter de résoudre les problèmes d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement, il est nécessaire d’organiser un comité de salubrité qui bénéficiera de la collaboration des différents services, des autorités administratives, des ONG et des membres de la communauté.

 

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