Vivement critiquée, Caster Semenya se lâche: « Dieu m’a créée ainsi, et je l’accepte »

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La IAAF Diamond League 2018 a débuté le vendredi dernier. Cette compétition d’athlétisme organisée annuellement par l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF) est composée de 14 meetings.

Le challenge sacre un vainqueur dans 16 disciplines. C’est la ville de Doha qui a accueilli le premier meeting de l’année. Plus d’un millier d’athlètes ont ainsi pris d’assaut, le 4 mai, la capitale du Qatar en quête de consécration. Parmi eux, la très controversée sud-africaine Caster Semenya.

Mokgadi Caster Semenya prend bien part à la 8e IAAF Diamond League. A Doha, la spécialiste du 800 mètres féminin a remporté le 1500 mètres dame. Et comme souvent, la sud-africaine de 27 ans a été au centre des commentaires. Son apparence et sa voix, particulièrement masculines, continuent par susciter débat.

Encore plus, lorsque l’IAAF sort, la veille de sa course, le nouveau règlement concernant les athlètes hyperandrogènes. De quoi enfler la polémique, avec une Fédération sud-africaine d’athlétisme plus qu’en rogne.

La performance de Caster Semenya au 1500 mètres dames a été éclipsée (une fois de plus) par le débat autour de son genre. Et pour cause, le 3 mai, la fédération internationale d’athlétisme a signifié qu’elle imposait, à compter du 1er novembre 2018, aux femmes qui produisent naturellement beaucoup de testostérone de baisser ce niveau par un traitement pour pouvoir participer aux courses du 400 m au mile (1.609 m). Une décision qui a provoqué l’ire de l’ASA (la Fédération sud-africaine d’athlétisme).

Celle-ci a indiqué dans la foulée qu’elle déposera un recours auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS) contre ce nouveau règlement édicté par l’IAAF.

L’IAAF « a fait preuve de malhonnêteté », prévient Steve Cornelius, « devant la justice ils vont avoir du mal à se justifier ». Le Professeur de droit sud-africain Steve Cornelius siégeait à la commission de discipline de l’IAAF. Il a démissionné de ce poste suite à l’annonce des nouvelles lois sur la réglementation de la testostérone féminine.

Semenya elle-même semble ne pas être affectée par toute cette agitation. Pour preuve, elle a maîtrisé le 1500m et amélioré sa MPM (Meilleure performance mondiale) en 3’59″92, battant au passage son record personnel et national. Elle a déclaré devant la presse sportive être désormais habituée.

En effet, la coureuse encaisse de nombreuses questions sur sa féminité depuis son premier titre mondial en 2009. « Dieu m’a créée ainsi, et je l’accepte. Je suis fière de qui je suis », répond-elle sur le sujet.

La jeune femme à la voix grave et à la carrure imposante est intersexuée, comme 0,1 à 0,4% de la population mondiale. Une sécrétion excessive d’androgènes provoque chez ces femmes une hausse du niveau de testostérone, qui accroît la masse musculaire et donc les performances.

Une sorte de dopage génétique involontaire qui a valu à Caster Semenya d’être suspendue pendant onze mois et de devoir subir une série de tests médicaux.

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