Sécurité en Afrique: la force conjointe du G5 Sahel prête à intervenir !

Face aux menaces terroristes dans la région sahélienne, les autorités des pays membre du G5 sahélien ne cessent de multiplier les rencontres.

La dernière en date est celle de dimanche entre le président Burkinabé Roch Marc Christian Kaboré et Kalla Moutari, ministre de la défense nigérien, secrétaire permanent de cette organisation. D’importantes décisions ont été prises.

Pour ce qui concerne le déploiement des forces sur le terrain, la force antijihadiste du G5 Sahel est prête à entrer en action, à en croire le ministre. Après ce tête-à-tête, le ministre nigérien déclare qu’ils débuteraient bientôt les opérations.

« Nous sommes prêts à lancer les opérations dans la mesure où toutes les forces composantes du G5 Sahel sont sur place ».

La réunion à Ouagadougou des ministres de la Défense des cinq pays membres du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) pour valider « la mise en place de la Force du G5 Sahel, la montée en puissance de cette force et un certain nombre de textes cadres », permettra de déployer d’ici juin 2018, au moins 5 000 hommes.

« Nous avons mis en place les documents juridiques qui encadrent l’action de cette force sur l’ensemble de nos territoires. Donc ce n’est qu’une question de temps qui est réservée à la discrétion des responsables militaires », a laissé entendre Kalla Moutari.

Formé depuis début 2017, pour combattre les groupes jihadistes qui menacent dans la région, cette force conjointe du G5 Sahel a effectué une première mission exploratoire en novembre mais doit se renforcer en effectif d’ici le mois de juin.

Et c’est dans le but de renforcer cette organisation que des changements sont opérés à la tête de l’organisation et que des réunions se multiplient.

L’on se souvient du quatrième sommet des chefs d’État du G5 Sahel qui a été une occasion de nommer le nouveau secrétaire permanent : le Nigérien Maman Sidikou. L’ancien dirigeant de la Monusco (la mission de l’ONU en République démocratique du Congo) a remplacé un de ses compatriotes, Mohamed El Hadj Najim, qui occupait ce poste depuis la création du G5 Sahel, en 2014.

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