Macron à l’Elysée: un an après, quel bilan tirer de sa politique à destination de l’Afrique ?

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A maintes reprises, le président Français a présenté  le continent africain comme « un continent d’avenir ».  Et partant du dynamisme de cette Afrique émergente,  les difficultés liées à la gouvernance, la démographie, les pandémies, les inégalités bien que nombreuses, seraient surmontées. La place du continent ? « C’est en Afrique que se jouera une partie du basculement du monde », a-t-il l’habitude de lancé.

Tout au long de son mandat, Emmanuel Macron veut donc s’appuyer sur ce dynamisme économique africain pour créer un partenariat ambitieux entre la France, l’Europe, la Méditerranée et l’Afrique qui renforce les intérêts mutuels dans tous les domaines : climat, commerce, emploi, innovation, mais aussi sécurité et stabilité.

Alors candidat à la présidentielle française, Macron expliquait chez nos confrères Le Monde le 12 avril 2017 qu' »aux côtés des relations entre Etats, ce partenariat s’appuiera sur les forces vives africaines et françaises : intellectuels, ONG, diasporas de France et d’Afrique, entreprises.

Concrètement, souligne la même source, le président français s’est basé sur des fondamentaux comme : « relancer l’aide bilatérale en Afrique, mobiliser plus de financements publics et privés pour financer les PME et les infrastructures africaines, et promouvoir le rôle des femmes en doublant le financement des projets liés à l’égalité femmes-hommes ».

La vision d’Emmanuel Macron de la politique française pour l’Afrique semble axée sur un resserrement des relations étatiques avec la société civile africaine.

Le président français a déclaré avant son élection que l’Afrique subsaharienne resterait un théâtre d’opérations, mais avec une volonté d’associer plus l’Union africaine, le G5 Sahel et l’Algérie, la Tunisie et le Maroc.

Emmanuel Macron semble donc vouloir conserver une influence française militaire en Afrique mais davantage basée sur un renforcement de la coopération entre pays.

Après avoir battu au second tour Marine Le Pen, l’élection d’Emmanuel Macron, a été accueillie avec enthousiasme sur le continent. Pour cause, c’est parce que dans une certaine mesure, selon l’ancien Premier ministre béninois Lionel Zinsou, « c’est quelqu’un de très attaché au développement et à l’innovation en général ».

Les promesses formulées se veulent aussi novatrices : un « nouveau partenariat » qu’il propose d’écrire avec le continent. Même les sujets qui fâchent comme le franc CFA ou la démographie.

Mais aussi des engagements: la levée du secret-défense en France sur les documents relatifs à l’assassinat, il y a trente ans, de l’ancien président Thomas Sankara, devenu une icône africaine, l’obtention facilitée des visas pour les étudiants africains, la création d’un fonds de 1 milliard d’euros pour le développement des PME, etc.

Face à une jeunesse souvent hostile à la France,  au cours de ses tournées africaines, Emmanuel Macron a tenté d’imposer un nouveau style et de dépoussiérer une relation franco-africaine encore marquée par la colonisation.

La gouvernance politique en Afrique demeure une préoccupation majeure pour les Africains et la diaspora. Une gouvernance marquée par la multiplication des mandats présidentiels et les réélections douteuses.

Cependant, le président Français se veut clair et net: plus de « Françafrique » ni de relations incestueuses. Un autre message plein de sens et de réciprocité : la France n’entend désormais ni donner des leçons à l’Afrique ni en recevoir.

Mais, l’on s’interroge: Macron doit-il se contenter d’exprimer sa position « assez claire » sur la question de la gouvernance en Afrique ou aller au-delà en s’impliquant davantage dans la gestion du pouvoir politique des chefs d’Etats Africains?

La question a tout son sens dans la mesure où, alors que l’heure est à la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux, certains présidents en exercice n’hésiteraient pas à tripatouiller la Constitution de leur pays pour pouvoir s’éterniser au pouvoir. Les cas du Togo, de la RD Congo, qui sont d’actualité, en sont une belle illustration. Et Emmanuel Macron est constamment interpellé sur la question.

Ils sont légion, les chantiers sur lesquels l’opinion africaine attend le locataire de l’Elysée. Selon vous, quel premier bilan tirer de l’action du président français sur la scène africaine ?

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