Togo: le GRET, le front des déserteurs de coalitions de partis politiques ?

En plus de la Coalition des 14 partis politiques, des Centristes, un nouveau groupe de partis politique vient de voir le jour. l’opposant Abass Kaboua a vite fait de ne pas rester singulier.

Ensemble avec cinq (5) autres partis politiques, ils ont porté sur les fonts baptismaux le Groupe des Républicains et Écologistes du Togo (GRET) le 15 avril dernier à Lomé.

Ce regroupement est composé de Front National (FN) de Didier Amela, du Mouvement des Républicains Centristes (MRC); de Frederick Abass Kaboua, Parti pour le Renouveau et le Progrès Social (PRPS); de Michel Mawu-Agbessi, Parti Togolais pour la Jeunesse (PTJ); d’Amegan d’ Almeida et du Parti d’Union pour le Développement Economique et Social (PUDES) d’Essoboziwè Binizi.

Parmi personnalités, on note deux acteurs politiques bien connus de la scène politique pour ne pas dire deux déserteurs des regroupements de partis. Si Kaboua l’est pour le Collectif Sauvons le Togo (CST), Améla Didier en une parfaite illustration pour la Coalition des 14 partis de l’opposition.

Dans ses objectifs, le GRET entend inscrire ses actions dans le cadre de la démocratisation inclusive de notre pays et de ses institutions au titre desquelles les Togolais dans leur ensemble, ont consenti tant de sacrifices et nourri tant d’espoir. Il s’agit bien évidemment de revoir ces textes dans le sens des réalités du pays et des aspirations exprimées par le peuple à travers les urnes.

Déjà, Didier Améla, le président du groupe, fait une autre lecture de la situation contrairement à la position de la C14. Pour ce qui concerne le dialogue inter-togolais, ouvert depuis le 19 février dernier, il n’a plus foi en une issue favorable et endosse l’entière responsabilité à la C14.

« Cette rencontre qui est l’espoir des Togolais, s’est vu évaporé en un laps de temps. Les Togolais vivent dans l’inquiétude et se posent des questions sur l’avenir. L’horizon semble obscur avec la hantise d’une impasse qui plongera le pays dans un gouffre si rien n’est fait », a-t- déclaré.

Ce exhorte les acteurs politiques à se préparer pour les élections. « La seule constante dans une République, ce sont les élections. Si nous n’avons pas des élections, nous vivons dans un autre système. Quel que soit ce qui va arriver, il faut des élections.», a-t-il ajouté.

De son côté, Abass Kaboua voit de loin la décision que prendrait la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) dans ses prochaines recommandations concernant le Togo. Pour lui, il est temps de faire avec les textes de la République.

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