Libye: un accord à Paris fixe les législatives et la présidentielle au 10 décembre prochain

Depuis la chute du régime Mouammar Kadhafi, les rencontres ne cessent de se multiplier. La communauté internationale s’est impliquée dans le but de trouver une issue favorable à la crise. Ainsi, le palais de l’Elysée a servi de cadre pour une énième rencontre internationale mardi dernier à Paris.

Cette réunion qui a accouché d’un accord sur la tenue des élections le 10 décembre prochain, a rassemblé quatre des principaux protagonistes de la crise et les représentants de vingt pays et six organisations internationales.

Cet accord que les observateurs trouvent « salutaire » permettra au pays de rétablir ses institutions et de refonder la légitimité des autorités.

Selon l’accord, si tout va bien la Libye connaîtra le 10 décembre les élections législatives et présidentielles. Emmanuel Macron présent à cette réunion, s’est félicité d’une « rencontre historique », pensant qu’elle constitue « une étape clé pour la réconciliation » et que l’initiative est « accompagnée par l’ensemble de la communauté internationale ».

Pour ce qui concerne les signataires, ils se sont entendus pour faire de l’adoption d’une « base constitutionnelle », un préalable à l’organisation du scrutin.

« L’adoption d’une Constitution constituera une étape essentielle pour la souveraineté de la nation libyenne », insistent les signataires de l’accord, qui s’engagent à apporter leur « soutien au représentant spécial des Nations unies dans ses consultations auprès des autorités libyennes portant sur une proposition et sur le calendrier de son adoption ».

L’accord qui a été lu en arabe, oblige également les acteurs à « adopter les lois nécessaires d’ici le 16 septembre 2018 ainsi qu’à tenir les élections parlementaires et présidentielles le 10 décembre 2018 ».

Notons que cette réunion a enregistré la présence 19 pays (dont la Tunisie, le Maroc, l’Algérie et les pays du Golfe), de quatre institutions internationales représentées par l’ONU, la Ligue arabe, l’Union africaine – via le président du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, en charge du dossier libyen et l’Union européenne. Mahamadou Issoufou, président du Niger, et Idriss Déby Itno, président du Tchad, étaient également présents.

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