Niger: quand Mahamadou Issoufou punit quiconque veut le voir briguer un 3è mandat

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En avril 2017, Mahamadou Issoufou a promis qu’il ne modifiera pas la Constitution, contrairement à certains de ses pairs Africains qui s’inscrivent dans la logique de s’éterniser au pouvoir.

Lors d’un de ces messages à la nation et devant le président français, Emmanuel Macron, à Niamey, il a réaffirmé son engagement qu’en 2021, il organisera des élections libres et transparentes, et passera le témoin.

Réélu en mars 2016 pour un second mandat, le dirigeant Nigérien se veut clair: pas un troisième mandat. Déroger à cette règle, serait antidémocratique. Et deux acteurs de la société civile de Zinder dans l’est du pays, l’auront pris à leurs dépens.

En effet, ces derniers ont été inculpés et placés sous mandat de dépôt pour avoir appelé le président Mahamadou Issoufou à briguer en 2021, un troisième mandat à la tête du Niger, rapporte RFI qui ajoute que Salissou Ibrahim et Issoufou Brah devraient être  jugés ce jeudi par le tribunal de grande instance de Zinder.

A noter que cet appel a vivement secoué les réseaux sociaux au Niger quelques minutes après sa diffusion.

Après quatre jours de garde à vue, rapporte la même source, ces derniers sont inculpés, selon le procureur du tribunal de grande instance de Zinder, pour avoir fait des propositions non agréées de former un complot pour détruire ou changer le régime constitutionnel.

Jugeant « insoutenable » cet appel, Mohamed Bazoum, le président du parti au pouvoir, a laissé entendre ceci : « un troisième mandat au Niger signifie un coup d’Etat. Nous sommes un parti qui a comme ambition de stabiliser le pays pour progresser ».

Malgré les défis sécuritaires, il a mis en ordre l’économie, modernisé ses infrastructures énergétiques, routières ou médicales, et a enregistré des progrès sur le chapitre de la bonne gouvernance.

Les perspectives économiques sont relativement favorables, grâce notamment au développement des industries extractives et à l’augmentation des investissements publics dans l’aménagement agricole et les transports.

A cette allure, le président Issoufou semble relever le défi de l’exemplarité de l’État, seule garante de la stabilité de la nation.

« On nous survend la réussite de certains pays en Afrique, comme celle du Rwanda ou celle du Maroc. Or le Niger, malgré les difficultés sécuritaires et humanitaires, s’en sort bien », affirme pour sa part le représentant-résident du FMI à Niamey, Joseph Ntamatungiro.

 

 

 

 

 

 

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