Soudan du Sud: 46 casques bleus Ghanéens rapatriés pour abus sexuels

L’affaire des 46 Casques bleus Ghanéens en poste au Soudan du Sud, auteurs d’abus sexuels, a secoué la toile mais aussi le système de sécurité des Nations Unies. Ces forces onusiennes qui ont atterri au Ghana le 30 mai dernier, ont été écartés de la zone où ils étaient basés et en attendant les conclusions d’une enquête ouverte à cet effet.

L’information a été révélée par le Service de police du Ghana à travers une déclaration le 31 mai. On apprend ainsi que les 46 officiers « reprendront les opérations policières normales », car, souligne la déclaration, le service attend « le rapport d’enquête complet des Nations Unies pour d’autres’’.

Réputée pour sa rigueur, la population n’a pas tardé à réagir. La majorité des Ghanéens demande au Service de police du Ghana de renvoyer purement et simplement les officiers au cas où ils sont reconnus coupables. Une demande sévère qui, pour certains, contribuera à discipliner les auteurs et autres policiers qui iront en mission.

Pour rappel, ce n’est pas la première fois que des agents casques bleus sont accusés « d’avoir monnayé des rapports sexuels » ou « engagés dans des activités sexuelles avec des femmes » vivant sur des sites de protection de civils gérés par l’ONU.

Très souvent renvoyés dans leurs pays, les auteurs de ces actes restent impunis. Dans un entretien réalisé par Jeune Afrique, Sharanya Kanikkannan, conseillère juridique et politique de l’ONG Aids-Free World, explique : « quelques fois, ils sont emprisonnés, une agression sexuelle pouvant être punie de cinq ans ou d’un an de prison selon les pays. Dans beaucoup de cas, ils ne sont même pas jugés ».

Toutefois, les résultats de l’enquête sont attendus vivement tant par les autorités ghanéennes, la population et les ONG de défense des droits de l’homme, pour voir le sort réservé à ces 46 casques bleus.

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