Génération 2.0: les smartphones ont-ils remplacé le bon sens dans le quotidien des Togolais ?

En Afrique, plus d’un milliard de personnes ont les yeux rivés sur un téléphone portable chaque jour.  La plupart d’ailleurs consultent leur portable chaque 5 minutes. Une récente étude du Cabinet d’audit et de conseil Deloitte publiée en 2016 à Dakar, estime à 336 millions de personnes, les utilisateurs de smartphones, un effectif qui selon la même source devrait doubler d’ici 2020.

La banalisation de l’utilisation des téléphones portables par les Africains a permis de relever un nombre important d’utilisateurs qui avouent utiliser leur portable bien même au travail, en transport commun, en regardant la télévision, pendant le shopping, pendant le repas, au cours des conversations en famille ou entre amis, etc.

Au Togo, tout comme les autres pays du continent, le phénomène prend des proportions inquiétantes. Le fait d’utiliser autant les téléphones portables n’est pas un problème en soi. Mais, c’est l’usage que certains en font qui mérite d’être soulevé. La plupart ne s’en sert pour rien d’autres que des discussions instantanées et moins onéreuses.

A cette allure, il est judicieux de se poser cette question: « tendons-nous vers la perte du bon sens au profit des nouveaux outils technologiques ?

La génération 2.0 africaine se donne à des pratiques et comportements qui laissent carrément à désirer. L’on assiste au quotidien, au rejet des bonnes mœurs au profit des attitudes peu orthodoxes. La cause n’est rien d’autre que l’accès universel aux Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

De nos jours, nous parlons  très souvent de génération tête baissée. Sur quoi l’on se concentre souvent ? Eh bien, il s’agit des téléphones portables. Le fait de préférer les amis de loin et parfois imaginaires aux proches qui nous entourent n’est encore pas le plus grave des problèmes qui retiennent notre attention. Ceux sur quoi nous vous proposons de mener votre réflexion sont entre autres:

1- Perte de la valeur et du sens de la vie

La jeunesse actuelle n’a plus connaissance du terme « urgence ». Avez-vous une urgence vitale à la maison par exemple ? Alors faîtes l’effort d’appeler  ou de laisser un message via un réseau social, whatsapp en occurrence, le secours bien même à côté de vous. Ceci augmentera votre chance de se faire écouter. Si non, vous aurez beau crier, vous n’arriverez qu’à attirer son attention que des minutes durant. C’est ça la génération 2.0 !

2- Le phénomène des selfis et photos

Auparavant les photos et maintenant les photos selfies. Un homme qui fait un accident et qui se retrouve en situation de vie ou de mort, le premier réflexe des riverains, qui au lieu d’appeler les sapeurs pompiers, est tout d’abord de sortir des appareils portables pour faire des photos de la victime pour ensuite partager sur les réseaux sociaux. Pourquoi pas aux débats sur les conditions dans lesquelles les faits se sont déroulés. En attendant, la victime, doit implorer la miséricorde divine avant l’arrivée des secours. C’est de la même façon que d’autres prennent le plaisir de prendre des photos-selfie, avec les victimes. Oui, en Afrique il est très courant de retrouver des photos post-décès des personnes sur les réseaux sociaux. Peu importe le lieu: à la morgue, le moment où le corps est exposé voire lors de l’inhumation.

3- Génération tête baisée

Que ce soit les piétons, les motocyclistes, les conducteurs de véhicule, le phénomène emballe tout le monde. En marchant, en conduisant, presque tous ont la tête baissée, les pensées foncées dans leur téléphones portables, d’autres parfois même avec des écouteurs aux oreilles avec le volume à fond, multipliant incessamment les risques d’accident qui conduisent parfois au décès.

Si vous avez d’autres exemples, alors libre à vous de compléter la liste 

Réagissez sur: africatopforum.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.