Burundi: présidentielle 2020 sans Nkurunziza, à qui le tour en Afrique ?

C’est un coup de tonnerre qui raisonne depuis le Burundi. Le président actuel Pierre Nkurunziza annonce qu’il ne sera pas candidat en 2020. Une vraie surprise pour celui qui n’avait jamais affiché ses intentions de laisser le pouvoir.

La déclaration a été faite à l’occasion de la cérémonie officielle de promulgation de la nouvelle Constitution burundaise. Très critiqué dans son pays par l’opposition qui fustigé également le contenue de cette constitution, le président Nkurunziza a pris tout le monde de court en annonçant qu’il ne briguerait pas de nouveau mandat à la tête de l’Etat en 2020.

« Suivant mon discours à la Nation en 2015 quand j’ai été réélu, suivant la Constitution du Burundi de 2005 sur laquelle j’ai prêté serment, suivant celle que nous venons de promulguer, j’annonce solennellement au monde que mon mandat prendra fin en 2020 », a indiqué le président face à une assistance assez surprise.

Dans moins de deux ans, le Burundi organisera les élections qui conduiront à la mise en place des nouveaux organes du pays. Tout en promettant un scrutin libre, transparent et apaisé, il s’est engagé à soutenir le vainqueur.

La nouvelle constitution n’ a pas été mise en place pour Pierre Nkurunziza. Je respecterais la parole que j’ai donné lors de mon investiture en 2015. Je m’engage à soutenir celui qui sera élu comme nouveau Président de la République en 2020« ,  a indiqué le chef d’Etat.

Cette promesse du dirigeant Burundais fera visiblement parler dans la classe politique de son pays et chez les observateurs de la vie politique burundaise. Car jusqu’à présent l’opposition reprochait à Pierre Nkurunziza de vouloir s’accrocher au pouvoir vaille que vaille.

A en croire certains analystes politiques, cette décision devrait inspirer d’autres chefs d’Etat africains qui sont dans la posture d’une présidence à vie en sautant le verrous de la limitation de mandat. L’on cite en exemple Paul Biya du Cameroun de Paul , Faure Gnassingbé du Togo, Joseph Kabila de la RD Congo et probablement Alassane Ouattara de la Cote d’Ivoire.

Depuis 2015, le Burundi est plongé dans une grave crise politique depuis l’annonce de la candidature controversée de M. Nkurunziza à un troisième mandat.

D’après les estimations de la Cour pénale internationale, les violences ont fait au moins 1.200 morts et plus de 400.000 réfugiés entre avril 2015 et mai 2017.

 

 

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