Burkina: des crocodiles domestiqués à Bazoulé, découvrez des images incroyables

L’hostilité entre l’homme et certains animaux depuis des lustres semble disparaître dans certaines contrées. Au Burkina Faso, précisément dans le village de Bazoulé, à l’ouest de Ouagadougou, la capitale, les crocodiles et les hommes vivent en parfaite harmonie.

Êtres sacrées chez les habitants de cette localité, les crocodiles sont en quelque sorte domestiqués et nourris à base de volailles. En effet, selon la légende au XIVe ou le XVe siècle, des crocodiles auraient guidé les villageois qui vivaient dans un univers de sécheresse vers une source d’eau.

Dès lors, l’animal est devenu le totem sacré du village, un protecteur.

« On s’est habitué avec les crocodiles, quand on était petits, à nager dans l’eau avec eux et tout ça. On peut toujours les approcher, les toucher, s’asseoir dessus… et, si on a le courage, s’allonger dessus. Il n’y a pas de problème, ce sont des crocodiles sacrés, ils ne font de mal à personne. Les crocodiles sont représentés comme l’âme de nos ancêtres. S’ils meurent, on les enterre et on fait même des funérailles, comme si c’était un être humain », assure Pierre Kaboré comme rapporté par certaines sources.

Chaque année, notamment vers la fin du mois d’octobre, une fête nommée « Koom Lakré » est dédiée aux reptiles. La complicité entre l’homme et l’animal est devenue un ressort de développement pour le village. L’Association Tourisme et développement de Bazoulé a été mise sur pied une situation qui a booster de manière significative le tourisme.

« C’était sympa à voir de loin, mais s’asseoir dessus, là c’était un petit peu plus flippant…! Mais c’est super, il faut le faire au moins une fois, ça vaut le coup! », a déclaré un touriste français.

Le seul hic qui vient assombrir ce beau tableau est entre autres le nombre croissant des attentats aux pays des hommes intègres, ce qui ralenti le tourisme des occidentaux dans la région.

« On pouvait avoir plus de 10.000 visiteurs par an mais, actuellement, ça ne dépasse pas les 4.000 ou 5.000 », résume Raphael Kaboré, guide à la mare.

A cela s’ajoute également le réchauffement climatique, avec une montée des températures constatées et une chute de la pluviométrie. La conséquence est sans doute évidente, la marre rétrécit. Toutefois ceux qui font un tour au village de Bazoulé témoignent du beau spectacle, une expérience qui vaut vraiment la peine d’être vécu.

Faites-y un tour !

Résultat de recherche d'images pour "mare de bazoulé"

Résultat de recherche d'images pour "mare de bazoulé"

Résultat de recherche d'images pour "mare de bazoulé"

Image associée

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *