Clivant mais dans l’air du temps, Sebastian Kurz prend le gouvernail de l’UE

Un diplomate américain le qualifie de « rock star » et les détracteurs d’Angela Merkel le courtisent: le chancelier autrichien Sebastian Kurz, au pouvoir depuis six mois, n’en espérait sans doute pas tant au moment où son pays prend la présidence tournante de l’UE.

L’Autriche inaugure dimanche son semestre de présidence européenne avec, en toile de fond, ce sujet que Sebastian Kurz maîtrise sur le bout des doigts et dont il a annoncé vouloir faire la priorité de son mandat à la tête des Vingt-Huit, l’accueil des demandeurs d’asile.

Le chancelier se targue d’être l’un des principaux artisans de la fermeture de la « Route des Balkans » en 2016 alors qu’il était ministre des Affaires étrangères. Il a construit son ascension et cimenté son alliance avec le FPÖ sur la promesse d’une politique migratoire sans concession (…).

Sa critique du choix d’Angela Merkel d’ouvrir temporairement les frontières en 2015 est partagée de plus en plus largement », de même que son « europhilie critique« : Sebastian Kurz souligne son attachement à l’UE, à condition qu’elle accorde plus de souveraineté aux Etats. Une vision conforme à celle du FPÖ et des extrêmes droites européennes qui ont pour la plupart remisé leurs desseins de sortie de l’Union.

« Que ce soit en manager d’une crise des réfugiés, en porteur des espoirs de la droite ou en fin tacticien, la présidence autrichienne de l’UE offre au chancelier la possibilité de se mettre en avant », renchérit le journal centriste autrichien Kurier.

 

P.K.

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