Togo: quand les Evala riment avec le libertinage sexuel, des récits poignants !

Au Togo, l’administration publique reste paralysée en période de la fête des Evala. Autorités politiques, administratives, membres du gouvernement, tous désertent leurs bureaux. Direction: la préfecture de la Kozah, au nord du Togo.

Au fil des années, ces luttes en pays Kabyè prennent de plus en plus des proportions inquiétantes. Pour une fête et des rites consacrés aux populations de la région de la Kara, l’on ne cessait de s’interroger sur comment ces cérémonies qui marquent le passage de l’adolescence à l’âge adulte, ont réussi à attirer autant de monde voire au-delà des frontières nationales.

Eh bien, un constat se dégage: cette fête est devenue un réelle et triste occasion de promotion des mœurs légères. De la prostitution, l’homosexualité, à la consommation excessive d’alcool et de tabac, le rendez-vous est à la dépravation et à la satisfaction de la libido de tout genre.

Pour une population qui vit dans la misère dans cette région du pays, il est plutôt très facile de s’adonner à ces activités peu orthodoxes, du moins au mois de juillet pour pouvoir rehausser un tant soit peu son niveau de vie.

Les micros de nos confères de Togoweb ont pu recueillir des natifs du milieu, des témoignages sur ce qui se passe réellement pendant cette période de « chaudes empoignades ».

« En période d’Evala, il se passe des choses terribles ici à Kara. Les filles parmi lesquelles des femmes mariées courent derrière ceux qui sont venus d’ailleurs. Parfois, il y en a qui s’en sortent avec une fortune, sans oublier l’autre revers de la médaille : grossesse indésirée, VIH-SIDA », a confié Kouméalo une originaire de Kara.

Ceci n’épargne guère les étudiant(e)s de la localité dont l’une affirme: « C’est le moment pour moi de me ravitailler pour les périodes de vacances puisque nos aides à l’université sont coupées… et puis vous savez, c’est le moment pour moi de dormir à l’hôtel, manger un peu de brochettes et prendre Awooyo (une bière produite par la Brasserie, ndlr)»

Il est évident que cette ville fait objet de dépravation et de prostitution notamment en période de lutte Evala. Selon plusieurs sources, la prostitution n’épargne point les hommes qui s’adonnent à l’homosexualité, qui est d’ailleurs réputée plus rentable que la prostitution « classique » des femmes.

« Quand on trouve un blanc, c’est minimum 50 000 Francs CFA une nuit… surtout à Kara, combien de nous comme ça tu vas trouver ? », a laissé entendre un jeune homme du milieu.

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