Côte d’Ivoire: Ouattara renonce à un 3è mandat au profit de la jeune génération

Le chef de l’Etat ivoirien ne briguera pas un 3è mandat à la tête de la Côte d’Ivoire en 2020, bien que la Constitution le lui autorise. Alassane Ouattara a fait cette annonce lundi à l’occasion de l’Assemblée générale constitutive du parti unifié, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), tout en promettant de transférer le pouvoir à une nouvelle génération en 2020.

Étaient présents à cette rencontre, tous les ministres du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) d’Henri Konan Bédié ainsi que des présidents d’institutions issus de cette même formation comme Charles Koffi Diby (Conseil économique et social), Jeannot Ahoussou-Kouadio (Sénat), Théophile Ahoua N’doli (Inspection générale d’État), et le vice-président de la République, Daniel Kablan Duncan.

Motivant cette décision, le dirigeant ivoirien dit s’inspirer de l’émergence d’une nouvelle classe de dirigeants plus jeunes dans le monde.

« La France aujourd’hui a un président qui a 40 ans. Cela ne veut pas dire que je suis trop vieux, mais cela donne à réfléchir. Le monde change, le Premier ministre d’Autriche a 31 ans, celui de la Belgique en a 38 et ainsi de suite », a-t-il déclaré avant d’ajouter que « nous devons travailler, le président Bédié et moi, pour transférer le pouvoir à une nouvelle génération en 2020 », a-t-il relevé.

La décision de Ouattara de ne pas se représenter à la présidentielle de 2020, qui provoqué une explosion de joie chez les congressistes agréablement surpris par cette annonce, contraste avec sa position deux mois plus tôt.

En effet, M. Ouattara annonçait publiquement que la nouvelle Constitution ivoirienne de 2016 remettait les compteurs à zéro, que les élections présidentielles de 2010 et de 2015 ne comptent plus ou qu’il a désormais le droit de briguer encore 2 nouveaux mandats. Une annonce qui a provoqué une avalanche de réactions au sein de l’opinion nationale et internationale.

Cette déclaration accueillie avec joie en Cote d’Ivoire, rebat ouvre de nouveau le jeu politique dans la perspective de 2020. Le numéro un ivoirien, qui a accepté de prendre la présidence du RHDP, n’a cependant pas fermé la porte du dialogue avec son allié Henri Konan Bédié, le président du PDCI, éloigné ces derniers temps du RHDP pour des frictions apparues autour du timing de la création du nouveau parti et, surtout, de l’épineuse question de l’alternance en 2020.

Selon Jeune Afrique, les délégués de l’Assemblée constitutive ont alors recommandé la poursuite du dialogue avec Henri Konan Bédié pour que sa formation politique rejoigne le parti unifié.

« Nous attendons le président Bédié pour qu’il ratifie les textes du RHDP. Bédié ne peut pas et ne va pas renier sa signature. Adopter les textes du parti unifié après les élections présidentielles de 2020 n’est pas acceptable. Dans ce mariage, pas de divorce. Nous devons rester ensemble », a martelé le président ivoirien, d’après la même source.

 

 

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