Crise au Togo: Nathaniel Olympio appelle les citoyens de la CEDEAO à influer sur la décision du 31 juillet

Ils ne cessent d’interpeller les chefs d’États de la CEDEAO sur la feuille de route que l’organisation s’apprête à proposer le 31 juillet prochain pour une sortie de crise au Togo. Ces propositions devraient répondre aux aspirations profondes du peuple togolais, rappellent les leaders de la coalition. Un de ses leaders vient à cet effet adresser une lettre ouverte à la jeunesse et à toutes les forces vives de la CEDEAO de faire pression sur leurs dirigeants, pour que la feuille de route soit en faveur du peuple togolais. Lire l’intégralité de la lettre de Nathaniel Olympio ! 

Lettre ouverte à la jeunesse et à toutes les forces vives de l’espace CEDEAO

Je suis Nathaniel Olympio, président du Parti des Togolais. Je voudrais vous parler du peuple togolais, de ses souffrances et de ses attentes en tant que membre de la grande famille de la CEDEAO.

Le peuple togolais se bat avec engagement et détermination contre la dictature d’un régime qui régente le Togo de père en fils depuis plus de cinquante ans. Relancé en août 2017, ce combat est porté par la coalition de 14 partis politiques de l’opposition dont le Parti des Togolais.

Conforme à ses pratiques habituelles, c’est par une violence d’État caractérisée, méthodiquement planifiée et organisée que les manifestations pacifiques de la coalition sont réprimées par le régime. Parfois, cela se fait à balles réelles dans le but de terroriser et de traumatiser la population.

D’août 2017 à ce jour, le bilan de cette répression, outre des centaines de blessés, s’élève à près de 20 morts dont Rashad Maman, un jeune collégien de Bafilo (Ville située au Centre-Nord du Togo) qui devrait célébrer son 15e anniversaire le 12 juin dernier. Un autre garçon, Joseph Zoumékey, 11 ans, a subi le même sort tragique à Lomé, la capitale togolaise.

Le 21 décembre 2001 à Dakar, nos pays ont signé le Protocole Additionnel sur la Démocratie et la Bonne Gouvernance. Ce protocole affirme que la paix dans un pays ne peut être pérenne qu’avec une stabilité politique affirmée. Par conséquent, il préconise que personne ne puisse exercer plus de deux mandats présidentiels dans l’espace CEDEAO.

Tous les pays de la communauté ont ratifié ce protocole ouvrant la voie à une alternance pacifique par les urnes au sommet de l’État. Je suis en admiration de cet aboutissement dans vos pays respectifs et je vous en félicite.

Dix-sept années après, le régime togolais rejette toujours obstinément ce protocole.

Nous, Togolais, sommes le seul peuple de la CEDEAO à subir encore une gouvernance non légitime si caractéristique des dictatures. Une gouvernance qui met l’économie du pays dans un marasme qui prive la jeunesse de toute perspective d’épanouissement et de tout développement personnel.

Conscients de notre communauté de destin, les chefs d’États de la CEDEAO ont pris en main la facilitation entre le régime et la coalition des 14 partis politiques de l’opposition. Elle est menée par les présidents Nana Akufo Addo du Ghana et Alpha Condé de Guinée que je remercie. Lire l’intégralité

Source: togotopinfos.com 

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