Riyad veut punir Ottawa par la cession immédiate de ses actifs canadiens.

Une riposte spectaculaire au tweet d’une ministre critiquant l’arrestation d’une militante.

Cette décision inusitée risque fort d’affaiblir la confiance des milieux économiques envers Riyad, à un moment où pourtant l’Arabie saoudite affirmait vouloir s’ouvrir aux investisseurs et diversifier son économie. Mais elle illustre aussi la volonté de Riyad, numéro un mondial des hydrocarbures et dont les fonds souverains sont parmi les mieux dotés de la planète, de jouer de sa puissance pour, « après avoir étouffé les critiques à l’intérieur par des avertissements et des arrestations », utiliser le levier économique pour « discipliner également les critiques à l’étranger », selon Kristin Smith Diwan.

Riyad mène aussi une politique étrangère à la limite du téméraire sous la houlette du prince héritier Mohammed ben Salmane, dit « MBS », avec notamment une intervention militaire au Yémen et une forte implication au Liban ou en Syrie. MBS, qui semble en retrait depuis trois mois, est l’architecte de l’embargo aérien, naval et terrestre contre le Qatar, depuis juin 2017. Riyad avait aussi suspendu en début d’année des contrats allemands après que Berlin a critiqué l’ingérence de Riyad au Liban.

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