Scandale des vaccins en Chine: une douzaine de responsables politiques démis de leurs fonctions

Le dossier concernant le processus de fabrication illégal de vaccins contre la rage dans un laboratoire pharmaceutique de la province du Jilin n’est pas encore classé. Le Parti communiste chinois (PCC) vient de limoger ou faire démissionner une douzaine de responsables politiques.

Selon l’agence Chine nouvelle, les premières conséquences politiques de ce scandale se sont fait sentir jeudi 16 août. Une dizaine de responsables ayant été démis de leurs fonctions, parmi eux: Jin Yuhui, le vice-gouverneur du Jilin, où est basé le laboratoire incriminé. Il était chargé de la supervision des aliments et des médicaments dans la province.

La décision a été validée lors d’une réunion du Comité permanent du Bureau politique du PCC, l’instance de sept membres qui détient la réalité du pouvoir en Chine et est dirigée par le président chinois Xi Jinping. « Ceux qui violent la loi et mettent en danger la sécurité publique, notamment en matière de vaccins et de médicaments, doivent être sévèrement punis », a indiqué Chine nouvelle, citant les conclusions de la réunion.

Les autorités ont aussi contraint trois autres responsables à déposer le tablier. Le vice-président de l’assemblée provinciale, le maire du chef-lieu provincial Changchun, et le vice-directeur de l’Administration nationale de la régulation du marché. Huit responsables provinciaux et municipaux ont aussi été démis de leurs fonctions par la branche locale du PCC dans la province du Jilin, a annoncé vendredi 17 août Chine nouvelle.

Pour la petite histoire, tout a commencé en juillet 2018 quand les autorités avaient découvert un processus de fabrication illégal de vaccins contre la rage dans un laboratoire pharmaceutique de la province du Jilin (nord-est). Pékin n’avait pas pu enrayer la colère de l’opinion malgré son contrôle étroit des réseaux sociaux. L’entreprise Changchun Changsheng est soupçonnée d’avoir falsifié des registres de production et modifié des paramètres de fabrication.

D’après un article de l’AFP , la firme avait également admis avoir écoulé des vaccins diphtérie-coqueluche-tétanos non conformes. Quelque 250.000 doses auraient ainsi été vendues dans la province du Shandong en 2017. Quinze personnes avaient été arrêtées en lien avec le scandale, dont la PDG de l’entreprise, et le laboratoire avait été forcé de stopper la production du vaccin.

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