L’ONU ouvre une enquête sur les crimes de l’Etat islamique en Irak

Pour apporter l’eau au moulin de la justice  irakienne pour les procès de membres de l’Etat islamique (EI), les  enquêteurs des Nations unies ont commencé à recueillir en Irak des preuves des massacres et autres atrocités perpétrés par l’organisation jihadiste Etat islamique (EI) à l’encontre notamment de la minorité kurdophone yazidie, selon une lettre rendue publique jeudi.

Dans une lettre envoyée le 17 août, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a informé le Conseil de sécurité que c’est sous la direction du Britannique Karim Asad Ahmad Khan, avocat spécialisé dans les droits de l’homme que les enquêteurs commenceraient leur travail trois jours plus tard.

En 2017, une résolution ouvrant la voie à une enquête a été votée à l’unanimité par le Conseil afin que les membres de l’EI répondent de leurs crimes devant la justice.

Pour revenir au fait, en août 2014, au moment où l’organisation jihadiste a pris le contrôle de la région irakienne de Sinjar, des femmes yazidies ont été prises en otage et utilisées comme esclaves sexuelles. Des massacres qualifiés de « génocide » potentiel par les Nations Unies.

« Des dizaines de milliers de Yazidis ont fui les massacres d’août 2014 dans le Sinjar et une commission d’enquête de l’ONU sur les droits de l’homme a fait état d’atrocités, notamment à l’encontre des femmes et des filles », souligne l’AFP.

Antonio Guterres a indiqué au Conseil que M. Khan, qui a été nommé en février, avait effectué une première mission en Irak du 6 au 14 août.

Les enquêteurs sont chargés, selon les termes de la résolution de l’ONU, de réunir des preuves sur « des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité ou un génocide », destinées à être utilisées dans des tribunaux irakiens pour les procès de membres de l’EI.

 

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