Afrique du Sud: les employés de Duncanme retrouvent leurs postes

En Afrique du Sud, la joie a atteint son paroxysme au sein des employés de Duncanme, une société privée de collecte de déchets. Licenciés pour avoir fredonné une chanson anti-apartheid, « Monte sur le toit et crie que ma mère se réjouit qu’on frappe les Boers », lors d’une manifestation contre leur entreprise, neuf employés retrouvent leurs postes respectifs.

Les responsables de Duncanme avaient expliqué le motif des renvois par le fait que la chanson constituait une attaque raciste et discriminatoire envers ses représentants et qu’elle n’avait pas sa place sur le lieu de travail.

La cour constitutionnelle sud-africaine dans son arrêt rendu le 13 septembre a annulé le licenciement des neufs employés estimant d’après l’AFP, que le terme « boer » utilisé par les grévistes était « inapproprié » mais qu’il ne pouvait être considéré comme « raciste et offensant ».

Les employés pourront ainsi retrouver leur poste aux dernières nouvelles. Une satisfaction pour le syndicat Numsa qui pour sa part, avait jugé « ridicule » la décision de l’entreprise et estimé normal que des salariés en grève « chantent des chansons de la lutte (anti-apartheid) pour s’encourager ».

Ce n’est pas la première fois que des grévistes font usage d’une chanson de la lutte anti-apartheid dans leurs manifestations.

Même plusieurs années après la lutte, les chansons contre l’oppresseur blanc sont la plupart du temps utiliser entre autres lors des grèves, manifestations ou des événements intimes comme les funérailles rapportent plusieurs sources. Certains estiment que ces chansons font parties de l’héritage culturel sud-africain.

Photo à titre d’illustration.

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