CPI: bonne nouvelle pour Blé Goudé !

A la Cour pénale internationale (CPI), le camp de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo peut songer à une lueur d’espoir. L’évolution du procès semble aller en la faveur de l’ancien dirigeant et de son ancien ministre de la jeunesse Charles Blé Goudé. Mercredi, le bureau du procureur a décidé d’abandonner deux charges contre l’ex-ministre Charles Blé Goudé.

Pour son avocat, c’est une avancée significative. Maître N’Dry Claver propose la relaxe simple de son client et de Laurent Gbagbo.

Les deux charges que la Cour a décidé d’abandonner concernent le bombardement du marché Siaka Koné d’Abobo le 17 mars 2011 et la répression de la marche des femmes d’Abobo le 3 mars 2011. Une décision qui a réjoui un de ses avocats, maître N’Dry Claver, qui estime qu’il « n’y a aucun lien entre Charles Blé Goudé et tous les incidents pour lesquels il est poursuivi le 16 décembre 2010 ».

« Selon notre lecture au sein de l’équipe de la défense du ministre Blé Goudé, notre client n’aurait jamais dû être associé à ces deux incidents. La juge Belge Christine Van Den Wyngaer qui a siégé, lors de l’audience de confirmation des charges dans l’affaire en octobre 2014, avait émis une opinion dissidente très intéressante sur ce point. », a fait  observer un des avocats de Blé Goudé.

Selon lui,  la juge Belge Christine Van Den Wyngaer avait en son temps estimé qu’il n’y avait pas de preuves suffisantes pour engager la responsabilité pénale du ministre Charles Blé Goudé pour crimes, pour la simple raison qu’il n’est pas militaire.  Le revirement du procureur est donc conforme au droit d’après son avocat.

Il n’y a aucun lien entre Charles Blé Goudé et tous les incidents pour lesquels il est poursuivi le 16 décembre 2010.  » Le 25 février 2011 où l’incident de la mosquée Doukouré a eu lieu, Blé Goudé tenait son meeting au Baron Bar de Yopougon et n’a aucun lien avec ces incidents de l’incendie de la mosquée » ajoute-il.

Après cette évolution du procès, l’avocat de Blé Goudé espère vivement  « que le procureur abandonne purement et simplement toutes les charges. C’est ce que nous avons espéré en considérant tous les propos des témoins du procureur. Le procureur selon nous devait abandonner toutes les charges. Parce que les témoignages à la barre nous laissent sur notre soif de vérité, en ce qui concerne l’insistance d’un plan commun ainsi que sa mise en œuvre contre une population civile prise pour cible principale en application d’une politique, d’un État ou d’une organisation. Dès cet instant, pour nous ce qui reste, c’est l’acquittement ».

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